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Banques / bitcoin / tech / Loi Pacte

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Les banques abandonnent le bitcoin

Après Goldman Sachs il y a quelques semaines, c’est au tour de Barclays de suspendre ses projets de trading en cryptomonnaies.
Barclays
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Bloomberg révélait en avril dernier que Barclays évaluait l’intérêt de ses clients pour le lancement d’un desk destiné au trading des cryptomonnaies, une première pour une banque européenne. "Nous surveillons en permanence l'évolution de la monnaie numérique et continuerons de dialoguer avec nos clients sur leurs besoins et leurs intentions sur ce marché", avait déclaré à l’occasion le porte-parole Andrew Smith dans un communiqué.

Ce projet n’aura pas duré longtemps, Financial News révélant ce matin la décision prise par Barclays de mettre de côté l’initiative. Le directeur général de la banque britannique, Jes Staley, a déclaré à l’assemblée générale annuelle de l'établissement en mai que Barclays restait méfiant vis-à-vis des problèmes de réglementation et de conformité liés à cette classe d’actifs. De même au début du mois de septembre Goldman Sachs avait choisi de reporter ses activités en cryptomonnaies, jugeant incertaine la réglementation qui les entoure.

Bien qu’aucune des banques françaises n’a encore décidé de profiter de l’intérêt suscité par les cryptomonnaies, le gouvernement Philippe et l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) ont pris le parti de réglementer pour accroître la confiance des acteurs financiers. Le 28 septembre dernier, l’Assemblée nationale a adopté lors de l’examen du projet de loi Pacte, des dispositions pour encadrer les émissions de jetons numériques.

L’article 26 voté en commission avait pour but de favoriser les levées de fonds en plein essor, "dans l’attente des règles européennes et internationales, nécessaires sur ces sujets de natures transnationaux". Les émetteurs pourront désormais solliciter un visa à l’AMF qui aura notamment pour mission de vérifier les documents d’informations de leurs opérations. D’autres mesures ont été adoptées, notamment grâce à plusieurs amendements déposés dans le but d’aider les émetteurs d’ICO (Initial Coin Offerings) à ouvrir un compte dans les banques françaises.

La commission a également adopté une disposition ouvrant les PMA-PME aux titres émis dans le cadre de financements participatifs. "Ce cadre juridique va attirer les innovateurs du monde entier", avait estimé le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire sur son compte Twitter, en saluant son adoption par la commission.

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