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Ecologie : les Français attendent beaucoup plus du gouvernement

La hausse des taxes sur les carburants continue de grignoter le pouvoir d’achat des Français sans qu’il soit compensé par un allègement équivalent. D’après une enquête récente d’ING, le pays attend plus et autrement du gouvernement, alors que François de Rugy est aux abonnés absents.
François de rugy / Nicolas Hulot / écologie / vert
François de rugy / Nicolas Hulot / écologie / vert

Le nouveau porte-parole du gouvernement a estimé hier que "quand on a aimé Nicolas Hulot, on assume d’avoir une fiscalité", poursuivant, "on ne peut pas avoir dans notre pays un combat sincère pour l'écologie, contre le réchauffement climatique, et dire ‘on ne change rien à nos comportements’". C'est ainsi que Benjamin Griveaux s’essayait à défendre la hausse du prix du litre de gasoil de 25% en l’espace de deux ans, hier sur France 2.

Hier, c’était aussi l’occasion pour l’Assemblée nationale de voter le durcissement du malus applicable aux véhicules automobiles, une mesure pour encourager l’acquisition de véhicules propres. C’est aussi ce jour que François de Rugy, ministre de la Transition écologie et Solidaire, a choisi pour faire annuler son audition par la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable demain sur les grandes orientations de son ministère. D’après les résultats d’une enquête publiée aujourd’hui par ING, il serait plutôt temps de mettre les bouchées doubles et d‘accélérer les réformes.

Dix jours après la Marche pour le Climat à Paris, la division d’analyse économique et financière de ING Bank NV publie une enquête sur le ressenti moyen des Français et des Européens sur le réchauffement climatique. En partenariat avec Ipsos, ING International Survey a enquêté auprès de 15.000 citoyens dans 15 pays européens sur leur capacité et leur volonté de réduire l’empreinte environnementale de leur logement. Et malgré la prise de conscience collective, le scepticisme et l’attentisme prédominent.

Alors que 78 % des Européens et 75 % des Français affirment qu’ensemble il est possible de réduire l’impact sur l’environnement, seul un Français sur deux (51%) estime qu’il pourrait faire plus dans son logement (55% des Européens). Par ailleurs, seulement 64% des Français disent essayer de conserver un impact environnemental faible de leur logement bien loin derrière les Européens (70%) et les Italiens (80%). "Contrairement, à certaines idées reçues", les Français sont les Européens qui attendent le moins d’aides de l’Etat, puisqu’ils ne sont que 69% à attendre que l’Etat intervienne dans le financement des panneaux solaires, contre 80% des Européens.

Lors du projet d’acquisition d’un bien immobilier, les Français se focalisent sur des critères précis, 54% regardent l’année de construction de leur logement, contre 58% pour les Européens ; 39% s’intéressent au prix moyen des factures énergétiques vs 49% pour les Européens ; 42% étudient vraiment toutes les caractéristiques énergétiques du bien vs 46% des Européens. Conclusion, nous sommes plutôt dans les derniers de la classe. Et d’après l’étude, les Français attendent que l’Etat prenne sa part de responsabilité, "les interrogés pensent que le gouvernement a une part essentielle à jouer. Les Français sont prêts à réduire leur impact sur l’environnement mais à condition que l’effort soit collectif, que l’Etat y participe".

Du côté des entreprises, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE), sur laquelle la France légifère avec la loi Pacte, pourrait changer les comportements des dirigeants de société. D’après Rodolphe Durand, professeur de stratégie à HEC, "les investissements socialement et écologiquement responsables vont dégager une rentabilité supérieure aux autres, et par conséquent le système va se réamorcer sur ce type d'investissements". La question à poser, c'est : "Voulez-vous détruire la planète à 10% de rentabilité ou la protéger à 6% ?", selon l’expert, qui ajoute que "si le terme qu'on cherche à avoir est plutôt le terme long, on change la perspective".

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