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Fintech : Paris s’allie à Séoul
D’après un communiqué en date d’hier, il est écrit que l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et son homologue sud-coréen, la Commission des services financiers de la République de Corée, ont signé un accord de coopération sur la fintech. Le but, "permettre aux entreprises de ce secteur d’opérer plus facilement dans les deux juridictions" et "faciliter l’accroissement de l’activité transfrontière et des opportunités d’investissement sur les deux marchés".
Cet accord a été signé lors de la visite du Président de la République de Corée, Moon Jae-In du 13 au 16 octobre dernier à Paris. De quoi donner un nouvel élan aux fintech françaises qui pour la plupart, n’ont pas su particulièrement se démarquer au niveau international. Selon une étude récente d’Exton Consulting et Finance Innovation, si la France a rattrapé ces deux dernières années son retard en matière de création de fintech, le secteur peine encore à être rentable.
D’après l’étude et parmi les 500 fintech que compte l’Hexagone, moins de 20% d’entre elles se disent aujourd’hui rentables et les investissements en France dans ces sociétés financières innovantes sont deux fois moins élevés que la moyenne européenne. L’investissement moyen est estimé à 4,7 millions d’euros, 3,5 fois moins élevé que la moyenne américaine. L'étude montre que plus de la moitié des fintechs françaises enregistrent moins de 300.000 euros de revenus annuels et que moins de 20% d'entre elles déclarent être rentables. Par ailleurs, le décollage a été tardif : "La vague fintech a débuté plus tardivement en France. C'est à partir de 2014 que le phénomène prend véritablement de l'ampleur", expliquent les auteurs de l'étude. "Près d'un tiers ont été créées au cours des 24 derniers mois."
Outre ce nouvel accord bilatéral sud-coréen, d’autres initiatives devraient contribuer à accroître le dynamisme du secteur. D’abord grâce aux récentes structures d’accueil et d’accompagnement comme la Place au palais Brongniart (Paris) ou l’incubateur Le Swave sur le parvis de la Défense. BNP Paribas, AXA ou encore la Société Générale – partenaire du Swave – sont également particulièrement investies et multiplient les initiatives.
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