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Private Equity / Goldman Sachs / Private equity / Etats-Unis

Private Equity
Goldman Sachs / Private equity / Etats-Unis

Quand Goldman Sachs se convertit au venture capital

Selon la presse américaine, la banque a pris une part minoritaire dans le fonds de venture Catalyst Capital, pour environ 200 millions de dollars. Une démarche inhabituelle, qui montre l’envie des financières américaines de revenir sur ce créneau rentable.
Licorne
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Goldman Sachs veut-il toucher de plus près aux licornes américaines ? Selon la presse US, la banque de David Solomon a réalisé une opération inhabituelle en prenant une part minoritaire de près de 10 % dans le fonds de venture américain Catalyst Capital, pour 200 millions de dollars. Une prise de participation qui lui permettrait de bénéficier des profits de la firme générés par le fameux carried interest (la part de la plus-value revenant au fonds de private equity après la vente d’une participation) mais aussi les management fees, sans avoir de rôle actif ou de droit de regard sur les participations du fonds.

Créé en 2000 et basé dans le Massachusetts, Catalyst Capital compte des bureaux à Palo Alto, San Francisco et New York. En mars dernier, il a levé son neuvième fonds et le plus gros de son histoire, à 1,375 milliard de dollars, soit bien plus que les 845 millions de dollars qu’il avait collectés début 2016, et qui englobe les investissements early et late-stage. Catalyst Captal est déjà actionnaire de grandes pépites de la tech américaine, comme Airbnb, le réseau social Snapchat, le service de paiement Stripe ou encore le service de livraison britannique Deliveroo.

De plus en plus souvent, les investisseurs dans le private equity ont tendance à prendre également des parts dans les fonds qu’ils financent, mais cela s’est jusqu’à présent limité aux LBO. Ainsi, le gérant d’actifs Neuberger Berman a par exemple un portefeuille de positions minoritaires dans 19 fonds de private equity, dont Silver Lake et Vista Equity Partners. De son côté, Goldman Sachs a, via sa filiale Petershill, levé 2,5 milliards de dollars en début d’année afin de prendre part dans des gérants d’actifs et fonds de private equity, sans se donner d’horizon d’investissement. Il est déjà actionnaire à 10 % d’Accel-KKR, et 15 % d’Harvest Partners.

Ce type d’opération permet aux fonds concernés de disposer d’argent frais pour financer de nouveaux développements, mais aussi pour offrir une porte de sortie à des gérants actionnaires en fin de carrière, un outil de monétisation qui facilite la transition de leadership. Mais pour les investisseurs comme Goldman Sachs, ils peuvent ainsi s’exposer aux rendements de cette classe d’actifs, qui a toujours surperformé les marchés sur le long terme. Certes, il existe quelques fonds de private equity cotés, comme Blackstone ou KKR, mais pas sur le segment unique du capital risque. Tout porte donc à penser que les investisseurs intéressés par cette classe d’actifs devraient multiplier ce type d’opérations afin d’être exposés à plusieurs niveaux au private equity, et même aux licornes financées par le venture. Quitte à entretenir la conviction de certains que cet animal imaginaire risque de conduire à l’éclatement d’une nouvelle bulle.

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