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Renault : Jean-Dominique Senard, en pôle position pour la présidence ?

L'actuel président de Michelin aurait les faveurs de l'État français. Ce qui confirmerait la volonté de passer à une gouvernance bicéphale.
Jean-Dominique Senard - Michelin
Jean-Dominique Senard - Michelin

Jean-Dominique Senard serait-il l'une des solutions pour sortir de l'ornière ? La destitution de Carlos Ghosn chez Renault - actuellement détenu en prison au Japon - n'est pas encore actée en France. Toutefois, la recherche de successeurs en vue d'un changement de gouvernance est sur toutes les lèvres. Et hier, Le Figaro a indiqué que le président de Michelin, Jean-Dominique Senard, aurait les faveurs de l'État français - qui est actionnaire à 15 % de Renault. Sans même que ce nom soit confirmé, la recherche d'un président et d'un directeur général semble être la solution privilégiée. Ce qui veut dire que la gouvernance évoluerait pour passer d'un PDG à un organigramme bicéphal, d'origine française. 

Pourquoi Jean-Dominique Senard pourrait être un bon candidat ? D'abord parce que sur la forme, il est un peu un "anti-Ghosn". Michelin, c'est l'image d'une très belle réussite familiale, avec des patrons loin des excès. Jean-Dominique Senard a également l'étiquette d'un dirigeant social. Il est impliqué dans le débat public : on l'a vu lorsqu'il a tenté de briguer la tête du Medef cette année. Il est aussi l'auteur du rapport 'Entreprise et intérêt général', aux côtés de Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT et présidente de Vigeo-Eiris, qui a nourri la loi Pacte. Jean-Dominique Senard a aussi pour lui son parcours dans l'univers de l'automobile. Et les planètes sont alignées. Car le mandat de l'actuel président de Michelin s'achèvera en mai 2019. Le plan de succession du spécialiste du pneu a été présenté en février dernier. 

À noter que du côté des directeurs généraux potentiels, les spéculations vont également bon train. Selon Le Figaro, l'exécutif français pencherait pour un schéma confirmant Thierry Bolloré dans ses fonctions de directeur général. C'est-à-dire pour celui qui a été nommé numéro 2 de Carlos Ghosn cette année et qui assure actuellement l'intérim à la direction générale. D'après nos informations, rien n'est encore joué. La recherche de candidats en externe serait ouverte. Et le nom de l'actuel vice-président exécutif de Toyota, Didier Leroy, dauphin solide, serait dans les tuyaux.

Parallèlement, les tensions entre Renault et Nissan ne faiblissent pas. Selon le Wall Street Journal, le constructeur français a demandé la convocation d'une assemblée générale face au "risque" créé par l'inculpation de l'entreprise dans l'affaire de malversations présumées reprochées à Carlos Ghosn. Thierry Bolloré aurait ainsi écrit vendredi à son homologue chez Nissan, Hiroto Saikawa : cette "inculpation crée des risques importants pour Renault, en tant que plus important actionnaire de Nissan, et à la stabilité de notre alliance industrielle". "Nous pensons qu'une réunion des actionnaires constituerait la meilleure façon de gérer cette question de façon ouverte et transparente", a ajouté Thierry Bolloré selon le WSJ.

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