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Macro-économie / Taux / Brexit / S&P / La City

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Brexit / S&P / La City

Hard Brexit : S&P menace de dégrader les banques UK

L'agence de notation a affirmé qu'elle pourrait abaisser la note des banques britanniques si le pays sortait sans accord. Les membres de la City sont en tout cas opposés à l'idée d'un second référendum.
La City - Londres - Royaume-Uni - Angleterre
La City - Londres - Royaume-Uni - Angleterre

À moins de trois mois de la date officielle de sortie de l'UE de la Grande-Bretagne, tous les scénarios sont encore possibles, et notamment celui d'un Hard Brexit. Ce qui n'est pas sans inquiéter l'industrie financière du pays, qui vient d'ailleurs de recevoir un avertissement de la part de Standard and Poor's. Dans une étude parue hier soir, l'agence a ainsi affirmé qu'elle devrait réajuster son évaluation de toutes les banques britanniques, en cas de Hard Brexit.

"Une sortie sans aucun accord commercial aurait des effets très négatifs sur le système bancaire et entraînerait potentiellement des dégradations de notes", prévient S&P. Parmi les principales institutions financières outre-Manche, Barclays est notée BBB avec un outlook stable, Lloyds Banking Group est BBB+ également assorti d'une perspective stable tandis qu'HSBC est noté A avec un outlook stable. Enfin RBS et Standard Chartered sont respectivement notées BBB- et BBB+ assorties d'une perspective positive pour la première et stable pour la seconde. Lors de sa dernière revue globale des banques du Royaume-Uni, l'agence de notation s'était montrée relativement confiante, estimant que le système bancaire du pays était stable. Mais S&P avait émis l'hypothèse d'une sortie négociée de l'UE, avec une période de transition de deux ans et un accord commercial favorable au pays.

Or, depuis que la Première ministre britannique a décalé le vote au Parlement destiné à faire valider l'accord sur le Brexit de mi-novembre, de plus en plus d'observateurs estiment que tous les cas de figure sont désormais envisageables. Notamment parce que les députés doivent se prononcer ce mardi sur le texte du compromis et devraient rejeter l'accord. Une grande partie d'entre eux estimant que le mécanisme de backstop irlandais risque de maintenir leur pays dans l'union douanière.

Si la finance britannique mène un intense lobbying auprès du gouvernement depuis le début des négociations avec Bruxelles, afin de faire valoir les intérêts du secteur, qui représente quasiment 13 % du PIB du pays, elle est en revanche opposé à l'organisation d'un second référendum sur le Brexit. Hier, à l'issue d'un long débat organisé par la City of London Corporation (LCL), les membres de l'organisation chargée d'administrer la City se sont majoritairement prononcés contre l'idée d'un second vote populaire sur la sortie du Royaume-Uni. Car si l'hypothèse d'un nouveau référendum est de nouveau évoquée dans la presse du pays, les contraintes de temps rendent un tel cas de figure trop risqué. Il faudrait pour cela que la Première ministre demande de décaler la date officielle de sortie auprès de l'UE, ce qui constituerait pour elle et son gouvernement un aveu d'échec important. Plusieurs ministres ont d'ailleurs rejeté cette option selon The Evening Standard, ce qui a fait dégringoler la livre ce matin; les marchés espéraient en effet que la première ministre gagnerait du temps en repoussant l'échéance du 30 mars. 

 

 

 

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