Politique économique / Donald Trump / Xi Jinping / Guerre commerciale
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Donald Trump / Xi Jinping / Guerre commerciale
Donald Trump tweete, l’Allemagne souffle
Dans la nuit de dimanche à lundi, Donald Trump a étendu la période de cessez-le-feu avec la Chine, dont l’échéance originale se terminait à la fin du mois. Comme à son habitude, le Président a choisi un tweet pour faire son annonce : “Je suis heureux d'annoncer que les États-Unis ont fait des progrès substantiels dans leurs négociations commerciales avec la Chine [...] À la suite de ces pourparlers très productifs, je vais retarder l'augmentation des tarifs douaniers des États-Unis qui est maintenant prévue pour le 1er mars.”
Dans ce même tweet, Donald Trump promet un prochain sommet avec son homologue chinois Xi Jinping dans sa luxueuse villa de Mar-a-Lago en Floride si les négociations venaient encore à progresser, avant de terminer par souhaiter “un très bon week-end pour les États-Unis et la Chine !” Les discussions entre le représentant américain pour le commerce extérieur Robert Lighthizer et le vice-Premier ministre chinois Liu He à Washington ont dû être particulièrement productives ce week-end pour que le cycle de négociation parvienne à éviter un nouveau round de mesures protectionnistes.
Lors du sommet du G20 à Buenos Aires le 1er décembre dernier et dans le cas où les pourparlers qui suivaient auraient été jugés infructueux par les États-Unis, Donald Trump avait menacé d’augmenter de 10 à 25 % les droits de douane américains sur 200 milliards de dollars d’importations en provenance de la Chine. Déjà en campagne présidentielle, la détermination de Donald Trump à éviter toute nouvelle perturbation de l’économie nationale devrait continuer de servir les intérêts chinois… et européens.
Sans surprise, l'indice CSI 300 des principales actions cotées à Shanghai et à Shenzhen a augmenté de près de 6 % après ouverture pour atteindre son plus haut niveau depuis juin, marquant un gain d’un peu plus de 27 % depuis le début d’année. Et les marchés européens ont suivi, particulièrement le DAX allemand en hausse de 0,52 % à 11 heures ce matin, du fait de sa forte dépendance aux marchés étrangers.
Selon les calculs de Handelsblatt, les entreprises allemandes tirent 79 % de leur revenu de l’étranger, soit 1.100 milliards d’euros, une part à peine supérieure à 50 % il y a trente ans. Et pour 16 des 25 entreprises du DAX, les États-Unis contribuent plus au commerce que l’Allemagne. Le premier fournisseur équipementier automobile de la Chine devra pourtant rester sur le qui-vive ces prochaines semaines, Donald Trump n’ayant fourni aucune date butoir précise à cette trêve hivernale.
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