Politique économique / Donald Trump / protectionnisme / tarif douanier / Guerre commerciale / Etats-Unis
Politique économique
Donald Trump / protectionnisme / tarif douanier / Guerre commerciale / Etats-Unis
Guerre commerciale : course sans répit pour Donald Trump
Iran, Chine, Union européenne, Japon, Mexique, Canada… Le panorama ne cesse de s’élargir. Donald Trump a bel et bien entamé une guerre commerciale sans précédents avec le reste du monde. Depuis lundi seulement, le Président a annoncé la premier volet de sanctions économiques contre l’Iran et alourdit les taxes commerciales pour la Chine dans le cadre d’un bras de fer déjà bien entamé. Il engage aujourd’hui à Washington les discussions avec les négociateurs mexicains sur le traité de libre-échange nord-américain (Aléna). L’accord - qui unit depuis 1994 les Etats-Unis, le Canada et le Mexique - risque de perdre son caractère trilatéral au profit de multiples accords bilatéraux. Ces négociations se greffent aux tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium - à hauteur de 12,6 milliards de dollars - que subit déjà le Canada depuis le mois de juin.
Et pourtant, malgré tous les efforts de l’administration Trump, le déficit américain continue de se creuser. D’après les dernières données macroéconomiques américaines, le déficit commercial s’est établi à 46,3 milliards de dollars en juin, en hausse de 7,3% par rapport à mai. La balance est déficitaire principalement en raison des importations de biens de consommation et d’équipements. Les importations américaines ont particulièrement progressé pour les médicaments et les produits pétroliers respectivement en hausse de 1,5 milliard et 1,2 milliard de dollars en juin. Le protectionnisme accru de Donald Trump ne porte pas ses fruits. De quoi motiver le Président à une position davantage agressive ces prochaines semaines.
Par ailleurs, malgré les pressions de l’administration Trump, la Réserve fédérale (Fed) devrait poursuivre son resserrement monétaire. Le Président avait déjà affiché son mécontentement en juillet sur CNBC : « Je n'aime pas voir les taux qui remontent avec tout ce travail que nous faisons pour doper l'économie ». En effet, la politique de normalisation de la Fed n’a rien pour rassurer l’administration américaine. Toutes choses égales par ailleurs, la hausse des taux directeurs prévue participera à la tendance haussière du dollar américain. En réduisant la compétitivité des exportations des Etats-Unis, le déficit extérieur devrait continuer de se détériorer en 2018. Le serpent se mord la queue.
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