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Politique économique / Brexit / Theresa May / george eustice

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Brexit / Theresa May / george eustice

Brexit : le secrétaire d'État à l'Agriculture démissionne

George Eustice a démissionné hier après la décision de Theresa May de donner aux députés la possibilité de reporter la date du divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.
Récoltes - agriculture - tracteur - campagne - matières premières
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C'est un énième coup dur pour Theresa May : le secrétaire d'État à l'Agriculture George Eustice a démissionné hier, après que la Première ministre britannique a finalement donné aux députés la possibilité de reporter la date du Brexit. Dans sa lettre de démission, il écrit : "Je crains que l'évolution de la situation cette semaine ne conduise à une série d'événements qui aboutiront à ce que l'UE dicte les conditions de toute prolongation demandée et à l'humiliation finale de notre pays." 

Personnellement, Theresa May ne souhaite pas reporter la date du Brexit, à ce stade toujours prévue pour le 29 mars au soir. Mais de plus en plus isolée, elle n'a eu d'autres choix que de laisser la décision aux parlementaires, une nouvelle stratégie approuvée à une très large majorité de 502 voix pour et 20 contre.

Le départ de George Eustice a immédiatement suscité l'inquiétude des groupes verts allemands, car l'homme est à l'origine d'un projet de loi sur la pêche qui vise à reprendre le contrôle des eaux britanniques après la sortie du pays de l'Union - permettant à la Grande-Bretagne de fixer elle-même ses quotas nationaux de pêche - en voie d'être adopté à la Chambre des communes.

La nouvelle approche de Theresa May a également été condamnée par des partisans du Brexit au sein du parti conservateur, dont les 20 députés qui ont voté contre. L'ancien secrétaire de Brexit, Dominic Raab, qui a lui-même quitté le gouvernement en novembre, avait suggéré que chaque retard au divorce récompenserait l'UE pour son "intransigeance" et réduirait les chances d'obtenir un accord.

Le 12 mars prochain, la Première ministre britannique va de nouveau soumettre l'accord de divorce avec Bruxelles - qui avait été massivement rejeté à la mi-janvier - au vote du Parlement. Si les députés le rejettent, ils pourront dès le lendemain décider d'une sortie sans accord. S'ils refusent cette sortie sans accord, alors Theresa May proposera ledit report.

 

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