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Une pétition réclamant l'annulation du Brexit fait crasher le site de Westminster
La Première ministre ne s'attendait sans doute pas à un tel mouvement de soutien populaire hier soir lorsqu'elle a affirmé devant les députés, que si son deal sur le Brexit n'était pas ratifié la semaine prochaine, le pays risquait de sortir sans accord dès vendredi. Plus de 870.000 personnes ont signé une pétition en ligne exhortant le gouvernement à annuler le Brexit et le nombre de signatures s'est envolé à la suite de la déclaration de Theresa May mercredi.
Cette requête populaire, déposée sur la page du Parlement dédiée aux pétitions a fait crasher le site de Westminster à plusieurs reprises, au fur et à mesure que les signatures augmentaient. Nombre de personnalités britanniques l'ont signée, dont la chanteuse Annie Lennox, l'acteur Hugh Grant, le journaliste scientifique Brian Cox ou encore le comédien David Mitchell.
"Le taux de signature est le plus élevé que le site ait jamais eu à traiter", a déclaré le comité des pétitions de la Chambre des communes sur Twitter. "Entre 80.000 et 100.000 personnes ont vu simultanément la pétition, et près de 2.000 signatures sont complétées chaque minute", a déclaré Westminster. Le décompte a dépassé 872.000 un peu après 13 heures et s'approchait rapidement du million. Le lien vers la pétition est devenu viral sur les plateformes de médias sociaux, dont Facebook et Twitter.
Toute pétition dépassant 100.000 signatures peut faire l'objet d'un débat au Parlement. C'est ensuite à une commission spéciale des pétitions composée de législateurs de décider s'il y a lieu d'en tenir une.
La requête populaire est particulièrement intéressante car elle a également permis d'identifier la localisation des signataires : et si une bonne partie d'entre eux provient des régions qui avaient voté pour rester dans l'UE en juin 2016 (Grand Londres, Écosse…), des milliers de signataires sont également issus de régions qui avaient voté pour le Leave il y a près de trois ans.
Certes, la Première ministre a depuis longtemps déclaré qu'elle ne reviendrait pas sur la décision de sortir de l'UE. Mais cette pétition laisse penser que la tenue d'un second référendum pourrait inverser les résultats du vote du 23 juin… Un risque que les députés ne sont cependant pas prêts à prendre pour l'instant : les MPs se sont prononcés contre une motion proposant d'organiser un deuxième scrutin populaire, la semaine dernière, au moment du vote sur le report de l'article 50.
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