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Macro-économie / Taux / Brexit / Theresa May / Westminster

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Brexit / Theresa May / Westminster

Brexit, quelles options après le report : les paris des bookmakers

La Première ministre devra présenter des raisons suffisantes à Bruxelles pour obtenir le report de l'article 50. L'organisation d'un second référendum ou de nouvelles élections font partie des options les plus citées sur les sites de paris en ligne.
Londres - Angleterre
Londres - Angleterre

Après le rejet hier soir à une très large majorité de députés (de 391 voix contre 241 voix) de l'accord renégocié sur le Brexit, l'extension de l'article 50 est une quasi-certitude. Ce soir, les députés devraient rejeter l'option d'une sortie sans deal, et se prononcer sur un report dans la journée de demain donc. À 16 jours de la date officielle de sortie, il ne restait de toutes les façons pas beaucoup d'autres solutions au pays, qui n'était pas prêt à sortir sans accord dès le mois d'avril. Même si c'est finalement l'un des scénarios qui pourrait arriver après le report.

Plusieurs problématiques seront mises sur la table, une fois que les députés auront décidé de décaler la sortie de leur pays. La durée du report tout d'abord, avec l'échéance des élections européennes auxquelles le pays ne veut pas participer. "La motion sur laquelle les MPs se prononceront demain devrait déjà spécifier combien de temps durera la potentielle extension", explique ainsi James Smith, analyste chez ING à Londres. "Mais il ne faut pas oublier que le report dépendra de l'UE, qui devra approuver à l'unanimité que le pays repousse la date de sortie", poursuit l'analyste. Or, comme l'a rappelé Theresa May hier soir d'une voix à peine audible au milieu du chahut des députés, l'UE n'acceptera pas de prolongation si elle n'est pas justifiée par de bonnes raisons. Dans les faits, Bruxelles devrait donner son feu vert, "à condition que le report ne dure qu'une courte période", estime pour sa part René Defossez, stratégiste chez Natixis à Londres. "Officiellement l'UE n'est pas favorable à une extension durable de l'article 50 sauf si le Royaume-Uni a des projets politiques à mettre en place pendant cette période", poursuit-il.

Quelles sont donc les options possibles pour obtenir l'extension du Brexit ? Les sites de paris en ligne britanniques donnent plusieurs pistes, dont la probabilité est reflétée par les cotes qu'obtiennent les différents scénarios. Ainsi, plus les gains sont grands pour le joueur, plus le risque est considéré comme élevé et l'option jugée comme peu probable. Pour l'instant, selon le site Oddschecker, cinq scénarios se dégagent : l'option du départ du Royaume-Uni de l'UE sans aucun accord d'ici le 1er avril 2019, obtient une cote de 4/1, ce qui signifie qu'un joueur qui miserait un sur cette option remporterait 4 de plus, un gain intéressant qui souligne que ce scénario a peu de chances de se produire. Il devrait d'ailleurs être écarté dès ce soir à Westminster !

Autre pari populaire en ce moment sur les sites anglais, celui d'un référendum, les Britanniques ayant même émis des scénarios par date : un second scrutin citoyen avant la fin de l'année et le maintien du Royaume-Uni dans l'UE obtient également une cote de 4/1. Les Britanniques sont donc peu nombreux à estimer que leur pays pourrait finalement ne pas sortir de l'UE. À court terme du moins. Puisque la cote d'un scénario où le Royaume-Uni repostulerait pour entrer dans l'UE d'ici 2027 est de 5/6 ce qui signifie que le joueur ne remporte que 0,8 fois sa mise, donc très peu. Une option paradoxalement considérée comme peu risquée. Autre cas de figure, celui d'un simple référendum d'ici la fin de l'année qui obtient une cote de 2/1, soit un scénario jugé comme bien plus probable qu'une sortie sans accord.

D'autres options sont envisagées, même si elles ne représentent pas les positions des joueurs les plus fréquentes : "un voire deux Premier ministres impliqués dans la poursuite des négociations" fait partie des paris, ce qui sous-entend le départ de Theresa May et de nouvelles élections. Peu de joueurs misent d'ailleurs sur le maintien de Theresa May en poste, selon les cotes disponibles.

Les députés travaillistes soutiennent naturellement l'option de nouvelles élections comme Jeremy Corbyn l'a rappelé hier soir suite au résultat du vote. "La Première ministre a dépassé le temps qui lui était imparti, a-t-il dit à la Chambre des communes. Il est temps que nous ayons des élections générales et que les gens puissent choisir qui devrait être leur gouvernement."

Si toutefois la Première ministre restait en poste, l'option d'un soft Brexit pourrait également être envisagée, selon James Smith d'ING. "Un soft Brexit pourrait obtenir une courte majorité au Parlement. Cette solution pourrait être proche de ce que proposent les travaillistes, à savoir le maintien permanent dans l'union douanière pour tout le Royaume-Uni, sans distinction pour l'Irlande". Une chose est sûre, l'UE n'acceptera pas le report de l'article 50 uniquement pour renégocier le texte, si elle n'a pas la garantie que les nouvelles propositions britanniques n'obtiendront pas la majorité à Westminster.

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