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UE 12 avril 23 mai élections européennes

Politique européenne / Brexit / Theresa May / Westminster

Politique européenne
Brexit / Theresa May / Westminster

Brexit, les trois options de Bruxelles

Les 27 ont finalement proposé plusieurs options à la Grande-Bretagne pour quitter l'UE, afin de laisser au pays le plus de portes ouvertes et ne pas être tenus pour responsables en cas de sortie désordonnée. La Grande-Bretagne doit désormais choisir et assumer sa décision.
Theresa May-Jean-Claude Juncker-Emmanuel Macron
Theresa May-Jean-Claude Juncker-Emmanuel Macron

Les pré-conclusions sur le report de la date du Brexit, publiées hier soir à Bruxelles à l'issue du sommet européen, ont finalement été modifiées dans la nuit. Initialement, l'UE avait annoncé qu'elle acceptait une extension de l'article 50 jusqu'au 22 mai, veille du début des élections européennes, à condition que Westminster valide l'accord de novembre la semaine prochaine. Finalement, l'UE a laissé deux options supplémentaires à son voisin britannique, sans pour autant céder à toutes les requêtes du pays. 

Ainsi, si le Parlement rejette une troisième fois l'accord la semaine prochaine, alors Theresa May aura jusqu'au 12 avril pour annoncer si son pays participe ou non aux élections européennes. Une règle calendaire commune à tous les pays membres de l'UE qui constitue donc une façon pour les 27 Etats de proposer à la Grande-Bretagne de sortir dès le 12 avril si elle ne souhaite pas participer aux européennes. La nouvelle date de sortie sans aucun accord est donc décalée à dans trois semaines, du 29 mars, au 12 avril. Troisième cas de figure, très peu probable, mais tout de même évoqué par l'UE afin de démontrer son ouverture : si le pays accepte de participer aux élections, alors sa sortie de l'UE pourra être reportée à une date plus lointaine et non encore discutée. L'UE a même été plus loin en acceptant de donner des garanties supplémentaires au sujet du mécanisme de sécurité ou backstop irlandais. 

Face à ces trois options (sortie avec accord le 22 mai, sortie sans accord le 12 avril et sortie repoussée beaucoup plus tard après les européennes) la balle est désormais dans le camp britannique. A son arrivée à Bruxelles ce matin pour le second jour du Sommet, le président français ne s'est pas montré très rassurant quant à la capacité de Theresa May de réussir à faire passer son texte la semaine prochaine : alors qu'il évaluait cette probabilité à hauteur de 10% hier matin, il estime que les chances de la Première ministre sont finalement de 5% seulement, après l'avoir entendue présenter son plan à Bruxelles hier. La plupart des représentants de l'UE ont tenu le même discours, estimant que la Cheffe du gouvernement n'avait visiblement pas de plan défini pour réussir à faire sortir son pays de l'UE de façon ordonnée. 

Le 12 mars dernier, les députés britanniques ont rejeté le texte à 391 voix contre 241. La Première ministre a donc moins d'une semaine pour trouver le soutien de 75 députés supplémentaires. Elle devrait miser sur le fait que très peu de MPs souhaitent participer aux européennes (côté Hard Brexiters) et qu'une majorité souhaite sortir de façon ordonnée (ce qui ne sera pas le cas s'ils quittent l'UE le 12 mars). Le marché britannique a visiblement fait le même pari que la Première ministre : les députés devraient finir par valider le texte la semaine prochaine, afin d'échapper aux européennes et au Hard Brexit. Ce matin la livre, dont l'évolution est depuis le 23 juin 2016 fortement corrélée aux rebondissement sur le Brexit, était en hausse de 0,4% contre l'euro, à 1,158.  

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