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Sur les marchés / Euronext / oslo bors / Nasdaq / Stéphane Boujnah

Sur les marchés
Euronext / oslo bors / Nasdaq / Stéphane Boujnah

exclusif Oslo Bors : Euronext aux portes de la victoire

EXCLUSIF. Dans la course au rachat de la bourse norvégienne Oslo Bors, Euronext et Nasdaq étaient au coude-à-coude depuis fin janvier. Le soutien annoncé hier de l'Autorité de supervision locale aux deux opérateurs donne en fait un coup d'avance à celui dirigé par Stéphane Boujnah, et ce pour deux raisons.
Euronext - totem - Bourse - cours - marchés
Euronext - totem - Bourse - cours - marchés

Depuis la fin du mois de janvier, Euronext et Nasdaq sont en lutte pour le rachat de la place norvégienne Oslo Bors, sur fonds de conflit d'intérêts entre le board et les porteurs de parts. Euronext, qui a su sécuriser un peu plus de 53 % du capital d'Oslo Bors - que ce soit en acquisition directe d'actions ou sous forme d'engagements irrévocables, dont l'échéance a été prolongée à décembre pour la majorité des actionnaires - continue d'être le mieux placé dans la bataille face à Nasdaq, qui n'a su sécuriser que 35 % des actionnaires et du Conseil.

Hier l'Autorité norvégienne de surveillance financière, la Finanstilsynet (FSA), a rendu son verdict sur la faisabilité du projet.Or, tant Euronext que Nasdaq ont obtenu son aval, les deux opérateurs boursiers étant décris comme "fit and proper". Cependant, en lisant le rapport complet de la FSA, il devient évident qu'Euronext est aux portes de la victoire, et ce pour deux raisons. D'abord car il est explicitement détaillé qu'il n'y a aucune base légale en droit européen ou norvégien de détention d'un seuil minimum de capital pour réaliser cette offre. Or, c'est ce que défendait Nasdaq pour faire dérailler la transaction, prétextant qu'un seuil minimum de 66 % était nécessaire, et cela alors même que l'opérateur boursier en détient 35 % - une créativité réglementaire difficile à justifier et dénoncée par l'Autorité financière.

Ensuite, Nasdaq, propriétaire des Bourses de Stockholm, Copenhague et Helsinki doit obtenir l'agrément antitrust en Norvège, en Suède mais aussi au Royaume-Uni, une épine de moins au pied d'Euronext. La seule condition suspensive tient désormais à la confirmation par le ministère des Finances de l'aptitude des deux opérateurs à exercer, mais il est très peu probable que le gouvernement s'oppose à ce stade aux conclusions du document réglementaire construit et constructif de la FSA. 

Les autorités norvégiennes devront statuer le 14 mai prochain et bénéficient d’un délai supplémentaire éventuel de 20 jours.

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