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Euronext / IPO / Stéphane Boujnah / oslo bors
Euronext, un quinquennat réussi en Bourse
Il y a tout juste cinq ans, Euronext faisait ses premiers pas en Bourse. L’aboutissement d’un processus long et complexe, qui avait vu l’entrée de dix établissements financiers européens au capital, s’adjugeant un bloc d’environ 33 % du capital. Le groupe se montre alors prudent, fixe un prix d’entrée proche du bas de sa fourchette à 20 euros, et le 20 juin 2014, entre en Bourse à une valorisation de 1,4 milliard d’euros. Depuis, c’est un parcours sans-faute sous l’égide de Dominique Cerutti puis de Stéphane Boujnah, à partir de novembre 2015 : le titre a plus que triplé à 64,70 euros ce jour, soit une capitalisation de 4,7 milliards d’euros.
Cette performance est bien sûr liée à celle du groupe lui-même : ses revenus ont grimpé de 60 % sur cette période à 724 millions d’euros, la marge d’Ebitda a progressé de 16 points à 57,6 %. Il dépend aussi un peu moins des opérations de trading (40 % contre 43 % en 2014) et plus des cotations (18 % contre 13 %), malgré un environnement atone sur le front des IPO. Surtout, la plateforme compte désormais sept places boursières locales, contre cinq auparavant, grâce à la politique d’expansion du groupe. Fin 2017, Euronext annonce ainsi l’acquisition de la Bourse de Dublin pour 137 millions d’euros et début 2019, lance une offre sur la bourse norvégienne Oslo Bors, pour 729 millions d’euros. Le Nasdaq tente de le contrer en formulant lui aussi une offre, mais grâce au soutien des pouvoirs publics norvégiens, c’est Euronext qui emporte le deal et vient de le clôturer. Un chantier important d’intégration est donc désormais en préparation, qui sera présenté lors du prochain plan stratégique à trois ans, en octobre prochain.
En cinq ans, Euronext a aussi diversifié et complexifié ses opérations, avec 31 filiales contre 25 auparavant : Company Webcast, Insider Log, Ibabs et Commcise sont autant de services qui n’existaient pas en 2014, auxquels se sont ajoutés les services post-trading comme la chambre de compensation EuroCCP, la plateforme de clearing LCH ou encore Liquidshare, la blockchain pour les PME cotées. Une organisation qui ne va pas sans ses contraintes puisque le groupe dépend désormais de neuf régulateurs, contre cinq auparavant.
Enfin, sous l’impulsion de Stéphane Boujnah, Euronext s’est profondément transformé dans son organisation où un modèle fédéral se combine avec des managers aux responsabilités fonctionnelles au sein de la maison mère. Le groupe réalise aussi un intense effort de transparence - un critère clé dans le secteur financier de l’après-crise -, d’innovation dans les données et a créé une culture d’entreprise centrée sur le client. De quoi satisfaire les actionnaires, qui ont déjà reçu environ 470 millions d’euros de distribution depuis l’IPO. Et continuer à tirer le cours d’Euronext vers de nouveaux records.
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