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Euronext rachat Bourse d'Oslo Bors Nasdaq

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Oslo Bors : David a battu Goliath

Euronext s'est confronté au géant Nasdaq et remporte le combat par son agilité et son audace.
Euronext
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Depuis le 30 janvier, Euronext et Nasdaq se livrent une bataille acharnée pour le rachat de la bourse norvégienne Oslo Bors. L'opérateur boursier paneuropéen avait déclenché une OPA à 625 millions d'euros et obtenait le soutien de 50,1 % des actionnaires de la place norvégienne. Mais Nasdaq a surenchéri de 48 millions d'euros, et pouvait compter sur le soutien à la fois du board et des deux plus grands actionnaires de la place norvégienne, DNB et le fonds de pension KLP. Il possède par ailleurs le contrôle de toutes les autres bourses nordiques et baltes, allant au combat particulièrement armé. Comme Goliath, ce géant de près de trois mètres dont l'armement pesait 70 kilos et le fer de sa lance 8 kilos.

L'audace et l'agilité d'Euronext lui valent aujourd'hui l'autorisation d'acquérir jusqu'à 100 % d'Oslo Bors. De fait, la ministre des Finances norvégienne a confirmé la recommandation de Finanstilsynet (FSA), l'autorité norvégienne des marchés financiers, émise en avril. En dépit d'un impressionnant déploiement de moyens par Nasdaq depuis le début de l'année - campagnes de presse massives, déploiement de toutes les ressources de Goldman Sachs, publicité dans les aéroports norvégiens, grand dîner d'État à l'ambassade des États-Unis à Oslo - Euronext remporte la victoire. En confirmant ce matin l'avis de la FSA, les autorités norvégiennes réfutent l'argument de Nasdaq selon lequel un seuil minimum de 66 % du capital était nécessaire pour réaliser cette offre, ce que défendait Nasdaq pour faire dérailler la transaction, lui qui ne détient que 35 % du soutien des actionnaires.

Euronext, qui au long de toutes ces semaines a su sécuriser plus de 53 % du capital d'Oslo Bors, en acquisition directe d'actions ou sous forme d'engagements irrévocables, devrait finaliser l'opération au mois de juin. Un an après le rachat de la Bourse de Dublin, Euronext, témoigne ainsi de sa capacité à mener de front croissance organique et croissance externe, tout en assurant à ses actionnaires une rentabilité très élevée. La pugnacité de Stéphane Boujnah mérite d'être saluée dans ce dossier où tous les coups étaient permis. En attendant le prochain plan stratégique d'Euronext.

 

 

 

 

 

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