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Publications, Résultats / Goldman Sachs / Publication des résultats / David Solomon

Publications, Résultats
Goldman Sachs / Publication des résultats / David Solomon

Goldman Sachs pâtit de son statut de pure player

La banque américaine a publié un profit net en baisse de 21 % au premier trimestre, alors que JP Morgan avait bénéficié de la résistance du retail. Mais David Solomon a maintenu la rentabilité et confirmé son style de « cost killer », tout en travaillant sur la diversification de la banque.
David Solomon - Goldman Sachs
David Solomon - Goldman Sachs

Après le tour de force de JP Morgan vendredi, Goldman Sachs a fait pâle figure ce lundi à Wall Street. La banque américaine a publié un résultat net de 2,25 milliards de dollars au premier trimestre, certes meilleur qu’attendu par le consensus – 1,97 milliard selon les estimations de Refinitiv - mais en baisse de 21 % sur un an. Les revenus sont en revanche en dessous des anticipations, à 8,81 milliards de dollars (-13 %) alors que les analystes avaient tablé sur 8,99 milliards.

Car la banque dirigée par David Solomon n’a pas bénéficié de la résistance de l’activité de retail comme cela a été le cas pour JP Morgan. Les revenus du trading ont reculé de 18 % au premier trimestre à 3,61 milliards de dollars, comparables à JP Morgan (-17 %), le retour de la volatilité ayant incité les investisseurs à l’immobilisme. Plus largement, les revenus de la banque d’investissement sont restés stables sur un an, le dynamisme de l’activité de conseil (+ 51 %) grâce à la floraison de M&A ayant compensé la faiblesse de l’investissement et des prêts, en particulier dans le contexte du shutdown le plus long de l’histoire. Enfin, la gestion d’actifs a elle aussi reculé au premier trimestre à 1,56 milliard de dollars, mais les actifs gérés ont quant à eux progressé, à 1 600 milliards de dollars, la banque ayant musclé son offre en matière de fonds passifs très populaire mais moins rentable.

Le CEO David Solomon est bien conscient des défis liés au statut de pure player de Goldman Sachs. "Nous sommes focalisés sur de nouvelles opportunités pour grandir et diversifier notre mix business et servir un éventail plus large de clients dans le monde", a-t-il déclaré lundi. La banque a déjà lancé plusieurs initiatives pour construire son offre retail, notamment via un partenariat avec Apple pour une offre de cartes de crédit. Il a également monté ses propres fonds de private equity, sur lesquels il pourra prélever des commissions de gestion récurrentes, et construit de nouvelles bases de données afin d’attirer de nouveaux types de clients dans son activité trading.

David Solomon a également imprimé sa marque au premier trimestre à travers un contrôle accru des coûts. Les dépenses ont été en baisse de 11 % sur un an, surtout portées par un recul de 20 % des frais de rémunération, ce qui confirme le rôle de "cost killer" que le patron souhaite endosser au sein de la banque. L’homme se différencie aussi de ses prédécesseurs dans sa volonté de dévoiler la stratégie et détailler ses avancées auprès de ses clients et investisseurs, ce qui tranche avec une tradition beaucoup plus secrète chez Goldman Sachs.

Le même jour, Citigroup a publié de meilleurs résultats trimestriels que ses rivales, les revenus du trading n'ayant baissé que de 5 % et les revenus de la banque d'investissement ayant quant à eux bondi de 20 % également grâce aux opportunités du conseil, en particulier M&A. Sans compter que la banque a pu aussi compter sur la diversité de son modèle, et la hausse de 5 % de son pôle retail.

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