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Goldman Sachs sauve ses résultats grâce au trading

Publications, Résultats / Goldman Sachs / David Solomon

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Goldman Sachs / David Solomon

Goldman Sachs sauve son trimestre grâce au trading… hélas !

Si la plus puissante des banques d’affaires américaines limite la baisse de ses bénéfices au cours du deuxième semestre, c’est grâce à son agressivité marquée dans le domaine du trading actions et des introductions en Bourse. Ce qui lui confère un profil plus dynamique, mais aussi plus risqué.
Goldman Sachs - logo
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Goldman Sachs a donc réalisé un chiffre d'affaires de 9,46 milliards de dollars pour le second trimestre s'achevant en juin, en baisse de 2 % par rapport à l'année précédente, mais bien meilleur que prévu par les analystes. Quant au bénéfice par action, il a également dépassé les attentes à 5,81 dollars. Ces résultats ont été plutôt bien accueillis par le marché, puisque l’action a dépassé hier soir les 213 dollars, ce qui correspond à la valeur de son actif net. Or depuis le mois de novembre dernier l’action évoluait avec une nette décote sur cette valeur dans les livres.

Tout cela pourrait constituer une bonne nouvelle. Mais à y regarder de plus près, si Goldman Sachs a pu sauver son trimestre, c’est grâce à une activité accrue sur les marchés d’actions, activité forcément plus risquée. L’introduction en Bourse d’Uber faite dans des conditions de surévaluation notoire qui rappellent les années 1999-2000, juste avant l’éclatement de la bulle internet, a notamment joué une part importante dans les revenus de la banque au cours du trimestre écoulé.

Le nouveau patron de Goldman Sachs, David Solomon, a décidé de lâcher la bride qui retenait jusqu’ici les traders et les responsables de la banque de financement et d’investissement. Les activités de trading et d’asset management génèrent des frais de gestion stables, mais entrent également en conflit avec le rôle de conseiller de la banque auprès de sociétés américaines, de sociétés de capital-risque et de fonds spéculatifs. On voit réapparaître les conflits d’intérêts d’il y a vingt ans mais aussi ceux constatés lors de la crise des subprimes.

Bien sûr, la taille et le prestige de Goldman Sachs lui permettent de collecter une énorme quantité de données de marché que la banque peut utiliser pour investir de façon rentable. Depuis des années, elle s’est efforcée de rendre compatibles sans trop de difficultés les rôles de conseiller et d'investisseur. Les problèmes ont été dans les conflits survenant lors de l'aide à différents clients. La pression exercée aujourd’hui par le nouveau management de la banque sur son cœur de métier pour qu'il produise les rendements les plus élevés signifie que la situation est sur le point de changer. Cela est inquiétant pour Goldman Sachs. Mais aussi pour l’ensemble du système bancaire américain.

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