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Goldman Sachs veut renouer avec l’esprit de partnership

Fusions, Acquisitions / Goldman Sachs / David Solomon

Fusions, Acquisitions
Goldman Sachs / David Solomon

Goldman Sachs veut renouer avec l’esprit de partnership

Il y a vingt ans, la prestigieuse banque d’affaires américaine a abandonné son statut de « partnership » afin de pouvoir se faire coter à Wall Street. De fait la banque s’est banalisée et se trouve moins attractive. Ce qui amène son nouveau patron, David Solomon à procéder à des aménagements.
Goldman Sachs - logo
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Une douzaine de partenaires de Goldman Sachs négocient, depuis quelques jours leur départ de la banque et pourraient partir d'ici fin 2019, selon des informations rapportées par le Wall Street Journal. Des cadres supérieurs, dont Elisha Weisel, directrice générale de la technologie de la banque, et Steven Strongin, qui dirige les activités de recherche de l'entreprise, sont en pourparlers pour démissionner, selon le journal, qui cite des gens qui connaissent bien la question. Par ailleurs, Jeff Nedelman, associé principal, a quitté l'entreprise mercredi dernier. Le co-chef mondial de la division des valeurs mobilières de la banque, Marty Chavez, prendra également sa retraite d'ici la fin de l'année.

Le nouveau directeur général David Solomon cherche en fait à se séparer d’un certain nombre de partenaires, car il considère que leur nombre est trop élevé. Ceux qui sont considérés comme associés, sont aujourd’hui plus de deux fois plus nombreux qu’il y a vingt ans. De fait, jusqu'à 15 % des partenaires de Goldman pourraient quitter la banque cette année, ce qui est beaucoup plus élevé que le turnover habituel.

Goldman Sachs est en plein milieu d'une revue d'activité lancée par David Solomon, qui a pris ses fonctions de patron l'an dernier, dans le but d'ajouter des activités comme les cartes de crédit et la gestion de trésorerie pour diversifier les sources de revenus de la banque. Mais la direction de la banque voudrait aussi rendre Goldman Sachs plus efficace en aplatissant les organigrammes internes, en se débarrassant de l'ancienne technologie et en déplaçant davantage de personnel vers des centres opérationnels à faible coût.

En essayant de réduire le nombre de partenaires ou d’associés, David Solomon souhaite, en fait, renouer avec l’esprit initial de la partnership qu’était Goldman Sachs avant son introduction en Bourse il y a vingt ans. Pour que Goldman Sachs retrouve son statut d’il y a quelques années, il faut avoir l'impression qu'il s'agit d'un groupe de personnes de grande qualité, dont tout le monde croit qu'elles méritent d'y être, et qu'elles apportent une réelle valeur ajoutée à l'équipe. Or Goldman Sachs compte environ 450 associés, soit le double des 221 associés dont la banque disposait lorsqu'elle est devenue cotée en 1999.

Les associés de Goldman Sachs sont également très conscients du fait qu'un partenariat plus petit resserré signifie moins de personnes à nourrir à partir de la réserve de primes des partenaires. Outre les salaires d'environ 950 000 dollars et le potentiel de primes importantes, l'avantage financier le plus important des associés est l'accès privilégié à des occasions d'investissement dans des entreprises comme Uber, la société des sciences de la vie Avantor et la banque chinoise ICBC. Les placements en capital-investissement sont mis gratuitement à la disposition de tous les partenaires.

Bref, pour David Solomon, il n’y a pas d’alternative. Pour que Goldman Sachs retrouve son lustre, son prestige et son attrait de partnership, il faut qu’elle fonctionne à partir d’un plus petit collège d’associés. C’est la condition pour attirer des clients et faire venir les meilleurs talents.

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