WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
conservateurs démission

Politique européenne / Brexit / Theresa May

Politique européenne
Brexit / Theresa May

Brexit : le départ de Theresa May se précise

Les députés conservateurs ont formellement demandé hier soir à la Première ministre de détailler le calendrier de son départ, si l'accord sur le Brexit est de nouveau rejeté à Westminster.
Theresa May
Theresa May

Le Brexit est temporairement passé au second rang des préoccupations des 27 chefs d'États, depuis que la Première ministre britannique a obtenu un report de six mois pour sortir, et alors que la date des européennes se rapproche à grands pas. Pourtant, Theresa May de son côté ne désespère pas de trouver une alliance avec l'opposition travailliste sur l'accord de sortie validé par l'UE en novembre. Ce qui lui permettrait de faire passer le deal à Westminster et ainsi d'avancer la date de sortie de son pays.

Hier soir, le ministre du Cabinet Office, David Lidington, a ainsi déclaré que les pourparlers avec le Labour pour résoudre l'impasse du Brexit étaient "constructifs", ajoutant cependant que pour trouver une solution, "les deux parties devraient faire des compromis". Un discours que les membres du gouvernement tiennent depuis le début des négociations entamées il y a plus de trois semaines, et qui n'ont pourtant pas vraiment l'air de progresser. Notamment parce que la Première ministre hésite encore à accepter l'idée d'une union douanière défendue par le Labour, qui risquerait d'être rejetée par la frange la plus à droite de ses députés.

Le comité d'arrière-ban conservateur, qui représente les députés tories à Westminster, a d'ailleurs envoyé un signal très clair hier soir à l'intention de la Première ministre : s'ils ont finalement décidé de ne pas revoir les règles en faveur d'un éventuel second vote de défiance vis-à-vis de Theresa May, ils lui ont en revanche demandé de donner un calendrier détaillé de son départ, au cas où l'accord de sortie était une fois encore rejeté. Rappelons que la Première ministre avait échappé de peu à une motion de censure (à 325 contre 306 voix) le 16 janvier dernier, ce qui, selon les règles internes du parti conservateur, lui laissait le champ libre pour un an au moins.

Mais afin de faire avancer les négociations, Theresa May avait promis le 27 mars dernier de quitter son poste, dès qu'un accord serait trouvé. La pression sur Theresa May est montée d'un cran après que 70 associations conservatrices locales ont demandé lundi de changer les règles du parti, afin que les députés puissent de nouveau voter une motion de défiance, dès le mois de juin. Les députés ont finalement refusé de changer les règles sans pour autant relâcher la pression sur la Première ministre.

Celle-ci devra quitter son poste, qu'elle réussisse à faire passer l'accord ou qu'elle échoue. Ce qui traduit bien le ras-le-bol général de la classe politique britannique à l'égard de la chef du gouvernement. Selon le chef de file des MP conservateurs, 70 % des députés de son rang souhaitent désormais que Theresa May quitte son poste au plus vite. Qui dans ce cas prendrait sa place à Downing Street ? Selon le sondage le plus récent réalisé par ConservativeHome auprès d'un millier d'adhérents, l'ex-maire de Londres Boris Johnson serait en tête avec 32 % des voix, suivi par l'ancien secrétaire au Brexit, Dominic Raab, avec 15 %.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article