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probleme financement biotech France

IPO / Start-up / Financement / Bourse / Santé / France / Etats-Unis

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La biotech française n'a pas la cote, mais ce n'est pas de sa faute

Alors que se tiennent à Paris les Healthtech investors days, force est de constater que le financement des biotechs françaises est grippé, en raison d'un péché de gourmandise et d'un soupçon d'incompétence.
Biotechs
Biotechs

La biotech française est formidable avec beaucoup d'idées et des chercheurs de qualité, mais après de bons premiers tours elle n'arrive plus à se financer. Pas d'argent disponible en France ou en Europe ? Non, de l'argent il y en a. Mais les investisseurs prêts à prendre des risques pour les biotechs se font rares. Difficile de leur reprocher leur frilosité quand on regarde les chiffres. Depuis 2010, sur 27 IPO de biotechs en France, 85 % ont perdu du terrain depuis leur introduction selon Bryan Garnier.

Un ratio rendement-risque nettement défavorable, surtout comparé à ce qu'il se passe aux États-Unis. Là-bas, la répartition des succès et des échecs boursiers est bien plus équilibrée. Ainsi, depuis 2010, 50 % des titres biotechs sont en baisse par rapport à leur IPO et 50 % des titres sont en hausse, dont 7 % en forte hausse (+200 %).

En France, face à la multiplication des déceptions depuis 2015, les investisseurs sont échaudés. Ils ont de l'argent, mais ne l'orientent pas vers les biotechs. L'écosystème immature est à mettre en cause. Alors qu'aux États-Unis, 10 banques sont spécialisées dans ce domaine, l'Europe et la France sont à la traîne. Passé les premiers stades, les investisseurs et le venture capital qui ont assez de moyens pour suivre les tours suivants sont pour la plupart trop généralistes. Ils épaulent de temps à autre une biotech, sans être spécialistes du secteur. Faute de conseil pertinent, ces biotechs ne sont pas toujours assez bien guidées et vont en Bourse sans avoir suffisamment justifié leur création de valeur, et avec un pricing fantaisiste.

Une spirale vicieuse s'enchaîne ensuite : le titre chute, les investisseurs se désintéressent du secteur, les start-up n'arrivent plus à se financer et certaines rêvent alors d'aller s'offrir à un groupe américain ou au Nasdaq.

Nul doute que cette problématique du financement - qui est la préoccupation principale des deux tiers des biotech d'après le Panorama France HealthTech 2018 réalisé par France Biotech, E&Y, BPIfrance et Euronext - sera au coeur des discussions jusqu'à ce soir lors des HealthTech Investors Days à Paris.

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