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PSA / Renault / Industrie automobile
Marché automobile : le trou d'air de PSA et Renault
Selon les chiffres du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) publiés ce matin, le marché automobile français a chuté de 8,42 % au mois de juin par rapport à l’année dernière. Un chiffre en trompe-l’œil, car s’il est vrai que les ventes de voitures se sont établies à 230.976 le mois dernier contre 252.216 en juin 2018, le mois ne comptait que 19 jours ouvrés, alors qu’il en comptait 21 un an auparavant. Par conséquent sur un an, la mise en circulation journalière de véhicules a augmenté de 1,22 % (12.157 contre 12.010). Preuve que la demande est restée stable sur le marché automobile.
En revanche, les deux premiers constructeurs français accusent le coup. Au sein du groupe Renault, qui encaisse une baisse globale des immatriculations de 11,7 %, Dacia chute de 7,4 % et Renault de 13,1 %. Du côté de PSA, seule la DS brille en signant une belle progression de 12,6 %, Peugeot et Opel s’effondrent respectivement de 14,7 % et 14,6 %, tandis que Citroën subit une baisse plus modérée de 6,2 %.
Si PSA parvient à conserver sa première place des constructeurs automobiles sur le marché français - avec 29,6 % des parts de marché au mois de juin contre 28,7 % pour Renault -, le groupe dirigé par Carlos Tavares s'essouffle par rapport à ses performances du début de l'année. Sur les six premiers mois, il s'est au final octroyé 32,5 % des parts de marché contre 25,3 % pour son concurrent direct.
L'atonie des deux groupes français a logiquement profité aux constructeurs internationaux. Les immatriculations de Ford ont progressé de 8 %, celles de Mercedes et Smart de 7,2 % et celles de Toyota de 6,1 % en juin. Sans oublier le groupe Volkswagen qui reprend des couleurs en signant une hausse de 4,9 % de ses mises en circulation, porté par Audi (+17,5 %), et suivi de Seat (+12,3 %).
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