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Arkema s’attend à une année 2019 satisfaisante

Publications, Résultats / Arkema / Thierry Le Hénaff / Total

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Arkema / Thierry Le Hénaff / Total

Arkema s’attend à une année 2019 satisfaisante

Le groupe de chimie de spécialités dirigé par Thierry Le Hénaff a bien résisté aux turbulences géopolitiques de la première moitié de l’année. Cette ancienne partie du groupe Total affiche une rentabilité solide et s’attend à une très belle année 2019.
Thierry Le Hénaff - Arkema
Thierry Le Hénaff - Arkema

C’est un chiffre d’affaires proche de l’an dernier à 2,2 milliards d’euros que le groupe Arkema a réalisé au cours du deuxième trimestre de l’année. Pour certains cela pourrait paraître comme tout juste passable. Mais c’est oublier les tensions géopolitiques qui ont affecté tous les chimistes. Dans la continuité du début de l’année, les volumes sont en baisse de 2,4 % par rapport à la base très élevée du deuxième trimestre 2018. Il s’agit là du reflet de la demande toujours inférieure à l’an dernier dans les secteurs de l’automobile, de l’électronique grand public et du pétrole et gaz, qui masque la dynamique de développement dans les batteries ou l’impression 3D et la progression des volumes dans les Coating Solutions.

Dans ce contexte nettement moins favorable que l’an dernier, Arkema a tout de même réalisé un résultat opérationnel élevé à 407 millions d’euros. Si bien que la marge d’EBITDA du groupe est restée à un excellent niveau à 18,1 %. Au final, le résultat d’exploitation s’établit à 257 millions d’euros. Et le résultat net part du Groupe atteint 176 millions d’euros, alors qu’il était de 219 millions d’euros un an plus tôt.

Au cours de ce deuxième trimestre 2019, Arkema a généré un flux de trésorerie libre de 90 millions d’euros qui est en hausse sensible par rapport à celui du deuxième trimestre 2018 (41 millions d’euros) compte tenu principalement d’une augmentation du besoin en fonds de roulement inférieure à l’an dernier qui reflète une gestion stricte, le niveau d’activité et l’impact favorable de la baisse du coût des matières premières sur les stocks.

Sur l’ensemble de l’année, les investissements courants et exceptionnels devraient s’élever à environ 610 millions d’euros au total. En conséquence, la dette nette s’élève à 1,3 milliard d’euros contre 1,13 milliard d’euros au 31 mars 2019. Elle ne représente que 26 % des fonds propres et 0,9 fois l’EBITDA des 12 derniers mois. Ce qui laisse de la marge à Arkema pour réaliser des acquisitions ponctuelles. Comme celle d’ArrMaz, acteur majeur dans les tensioactifs de spécialités pour la nutrition des cultures, les mines et les infrastructures routières, qui réalise un chiffre d’affaires de 290 millions de dollars. Dans les adhésifs, Arkema a annoncé fin juillet le projet d’acquisition par Bostik de Prochimir, société spécialisée dans les films adhésifs thermocollants de haute performance, qui réalise un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros, en croissance régulière depuis cinq ans. Enfin, Arkema a annoncé le projet d’acquisition de Lambson, une société spécialisée dans les photoinitiateurs pour la photoréticulation, technologie répondant aux exigences de marchés de pointe tels que l’électronique, l’impression 3D, les encres, les composites et les revêtements haute performance. Ces solutions compléteront l’offre de Sartomer, leader mondial des résines photoréticulables, et permettront d’accélérer son développement sur ce marché en croissance d’environ 5 % par an. Lambson réalise un chiffre d’affaires d’environ 45 millions d’euros.

Dans ces conditions Thierry Le Hénaff, polytechnicien prudent, estime qu’en dépit d’un environnement macroéconomique volatil et complexe qui va peser sur le niveau global de la demande et l’évolution des matières premières Arkema continuera de donner la priorité à sa dynamique interne et au déploiement de sa stratégie à long terme. De fait le groupe devrait, en particulier, bénéficier du démarrage de certains projets industriels dans les résines de Sartomer en Asie, les polymères techniques en France et les acryliques aux États-Unis ainsi que de la contribution des acquisitions d’ArrMaz, finalisée au 1er juillet, et de Sunke, dont le closing est attendu au troisième trimestre. Ce qui l’amène à confirmer son ambition de consolider sa performance financière à de hauts niveaux et de réaliser, en 2019 avec notamment un EBITDA comparable au niveau record de 2018.

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