Macro-économie / Taux / Valeurs refuges / or / rendement / obligations / cryptomonnaies
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Valeurs refuges / or / rendement / obligations / cryptomonnaies
Les valeurs refuges ont la cote
Sous le poids des tensions géopolitiques, les investisseurs redoutent le spectre d'un scénario noir pour l’économie mondiale. Les indices boursiers, qui avaient enchaîné les records au mois de juillet, cèdent désormais du terrain au profit de valeurs refuges, toujours prisées en cas de "crise". Preuve de l'évolution rapide du portefeuille des investisseurs, la volatilité des marchés, mesurée par l’indice VIX, s'est accrue de 64 % depuis vendredi, jour de l'annonce des nouvelles mesures de tarifs douaniers par Donald Trump.
Sans grande surprise, le premier actif sur lequel se sont rués les investisseurs est l'or, qui a bondi de 3,2 % en quatre jours. Il est depuis toujours la valeur la plus connue pour sa résistance face aux chocs financiers. Pour sécuriser leur épargne, les marchés se sont aussi tournés vers les titres de dette, notamment allemands, ce qui a fait chuter le rendement des obligations d'État à 10 ans outre-Rhin de -0,420 % à -0,535 % et le taux à 30 ans de 0,1 % à -0,062 %. Cela signifie que l’Allemagne rejoint le club très fermé des pays se finançant intégralement à taux négatifs - même sur les maturités les plus longues - aux côtés de la Suisse, du Danemark et des Pays-Bas. La Suède et la Finlande ne devraient pas tarder à les rejoindre car les deux pays n'ont respectivement plus que leur taux à 20 ans et leur taux à 30 ans qui évoluent en terrain positif, et encore, ils fluctuent proches de zéro.
C'est probablement parce que ces valeurs refuges sont si peu rémunératrices que les investisseurs ont diversifié leur portefeuille grâce aux fameuses cryptomonnaies, un moyen empiriquement solide de se protéger face aux vifs retournements de marché puisqu’ils font partie des actifs peu corrélés à la santé de l’économie mondiale. En témoigne le cours des deux principales monnaies virtuelles qui augmente respectivement de 16,2 % et 8,9 % depuis vendredi.
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