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Macro-économie / Taux / obligation / Suède / 100 ans

Macro-économie / Taux
obligation / Suède / 100 ans

La Suède et les États-Unis envisagent d'émettre des obligations à 100 ans

Dans un environnement de taux obligataires toujours plus bas, certains pays envisagent d'émettre des obligations à 100 ans afin de verrouiller des taux faibles sur le long terme. C'est notamment le cas de la Suède et des États-Unis qui étudient sérieusement la question.
Stockholm - Suède
Stockholm - Suède

C'est un nouveau chapitre qui s'écrit dans l'histoire du marché obligataire. Dans un environnement de taux historiquement bas, de plus en plus d'États considèrent l'émission de dettes sur des durées dépassant parfois l'espérance de vie humaine. L'Autriche, l'Irlande ou la Belgique se sont déjà lancés ces deux dernières années et la Suède et les États-Unis seraient aussi en train d'évaluer le procédé.

Si la Suède saute le pas, il y a peu de doute sur le succès de l'opération. Le taux d'endettement du pays Nordique est deux fois moins important que la moyenne de l'Union européenne et dans un contexte où le consensus prédit une récession, les investisseurs devraient se ruer sur ces investissements particulièrement sûrs. Preuve en est, l'émission autrichienne à 100 ans avait été souscrite plus de 4 fois. Dans un environnement de taux parfois négatifs, le taux de 1,2 % proposé par le bond autrichien - noté par ailleurs AA par Standard & Poor's - était de fait particulièrement alléchant. Le 23 octobre prochain, la Suède publiera un rapport détaillé sur son projet.

Malgré tous ces avantages, le politique était initialement plutôt résistant côté américain. Le Borrowing Advisory Committee du Trésor a déclaré qu'il ne voyait "aucune preuve d'une demande forte ou durable pour des échéances supérieures à 30 ans" lorsque l'idée avait été évoquée par Steve Mnuchin, secrétaire du Trésor américain, en 2017. Il faut dire que les États-Unis ne bénéficient pas de la même solidité budgétaire que la Suède et n'ont aucun intérêt à payer plus cher de la dette déjà massive. Par ailleurs, à l'aube de la crise que tout le monde prédit, les États-Unis craignent que les investisseurs préfèrent attendre la remontée des taux courts, plus attractifs, plutôt que de se lancer sur des obligations potentiellement peu liquides sur des durées folles.

Surnommés emprunts "Mathusalem", les emprunts d'États à 50 ou 100 ans reviennent désormais sur la table au pays de Donald Trump à mesure que les rendements obligataires baissent. L'arrivée des États-Unis serait un tournant sur le marché des emprunts à très long terme, fréquenté jusqu'ici par des pays de moindre envergure économique.

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