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Politique européenne / Christine Lagarde / BCE

Politique européenne
Christine Lagarde / BCE

Christine Largarde fait des déclarations

À quelques semaines de son investiture, la future présidente de la BCE choisit de diffuser ses opinions sur la conduite de la politique monétaire de Mario Draghi. 
Christine Lagarde
Christine Lagarde

"Il est clair que la politique monétaire a besoin de rester très accommodante dans un avenir prévisible". Voici la première déclaration de fond de Christine Lagarde rendue publique, au sujet de l'action de la BCE dans les prochaines années, dont elle prendra les rênes au mois de novembre sous couvert de l'accord du Conseil européen et après consultation du Parlement européen et du Conseil des gouverneurs de la BCE (lequel a déjà rendu un avis positif). 

"La Première femme à ce poste" - comme pour la présidence du comité stratégique mondial du cabinet Baker McKenzie, comme pour la conduite du ministère de l'Économie, comme pour la direction générale du FMI - fait pour la première fois le choix de s'exprimer sur le cap choisit par Mario Draghi depuis l'annonce de son investiture et dont elle entend suivre les pas. Par ses mots, elle fait miroiter aux marchés de nouvelles baisses de taux d'intérêt pour les banques, qui sont déjà à des taux historiquement bas en zone euro. "Je ne pense pas que la BCE ait atteint le plancher", a-t-elle poursuivi. L'occasion par là de montrer qu'elle dispose encore de marges de manœuvre pour conduire la politique monétaire de la zone euro. 

La prise de position de Christine Lagarde n'est en fait pas vraiment une surprise pour celle qui s'était déjà exprimée sur les questions des Banques centrales depuis qu'elle a pris la tête du FMI en 2011. Par exemple le 18 mars 2016 à Ho Chi Minh Ville, elle disait déjà : "Si nous n'avions pas eu ces taux négatifs, nous serions dans une situation bien pire aujourd'hui, avec une inflation probablement inférieure à ce qu'elle est, avec une croissance probablement inférieure à ce que nous avons." Et un an plus tôt, Christine Lagarde affichait aussi son penchant pour une période dovish : "Nous saluons les mesures annoncées [...] qui renforceront fortement la position accommodante de la BCE. L'élargissement prévu du bilan de la BCE contribuera à réduire le coût d'emprunt dans la zone euro, à relever les anticipations d'inflation et à réduire le risque d'une période prolongée de faible inflation".

Ses propos risquent d'être mal perçus par le secteur banquier allemand qui pense à taxer les épargnants pour compenser la forte compression de ses marges. Une attitude qui selon les détracteurs de Christine Lagarde s'ajoute à d'autres apories, comme celle de l'arrivée d'une ex-politicienne à la tête d'une autorité monétaire indépendante. Comme celle de l'arrivée d'une ex-ministre qui a pu jouer un rôle dans la crise grecque à l'une des fonctions les plus essentielles de l'économie mondiale pour les dix prochaines années.

La future patronne de la BCE fera peut-être le choix de nouveaux commentaires lors de la prochaine réunion de l'institut francfortois, le 12 septembre prochain, qui sera bien sûr suivie de très près. 

 

 

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