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Cinq banques américaines choisies pour l’IPO d’Aramco

IPO / Saudi Aramco / Goldman Sachs / Morgan Stanley / JP Morgan / Citigroup / bank of america / HSBC / Crédit Suisse

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Saudi Aramco / Goldman Sachs / Morgan Stanley / JP Morgan / Citigroup / bank of america / HSBC / Crédit Suisse

exclusif Cinq banques américaines choisies pour l’IPO d’Aramco

EXCLUSIF. Les dirigeants saoudiens ont finalement choisi neuf banques pour organiser l’introduction en Bourse d’Aramco qui sera la plus grosse capitalisation boursière mondiale. Parmi elles figurent cinq banques américaines et deux Saoudiennes.
Logo d'Aramco - Crédit photo : DR
Logo d'Aramco - Crédit photo : DR

Ces dernières semaines la plupart de ce que la planète compte de banquiers d'affaires mondiaux ont été pitcher auprès des dirigeants saoudiens dans le cadre de l’introduction en Bourse du géant pétrolier saoudien Aramco. On connaît désormais le résultat des courses. La Saudi Arabian Oil Co., propriété de l'État, a choisi neuf banques : JPMorgan, Morgan Stanley, Goldman Sachs, Bank of America Merrill Lynch, Citigroup, HSBC, Credit Suisse et deux banques d'investissement nationales.

Cette introduction en Bourse a pour but de rapporter des milliards de dollars au programme de réforme sociale et économique du prince héritier Mohammed bin Salmane, qui vise à diversifier l'économie du royaume au-delà du pétrole et à améliorer le niveau de vie des Saoudiens. Car l’Arabie Saoudite traverse une importante crise économique et sociale.

Les banquiers sélectionnés devraient se réunir hier à Dubaï pour une première réunion destinée à préparer cette introduction en Bourse. Celle-ci pourrait finalement avoir lieu en deux étapes. D’abord sur le marché boursier national saoudien avant d’aborder les marchés internationaux l'année prochaine ou en 2021. Il est d’ailleurs question d’une cotation au Japon plutôt qu’aux États-Unis.

Aramco commencerait donc par ouvrir son capital à hauteur de 1 % avant la fin de l'année, dans ce que les analystes saoudiens appellent une bande-annonce de film pour les investisseurs étrangers avant une cotation internationale. Mais tout cela peut encore évoluer. Car le prince Salmane a dit qu'il veut finalement coter 5 % et s'attend à une évaluation pour Aramco, l'entreprise la plus rentable du monde, d'environ 2.000 milliards de dollars. Les analystes estiment que la compagnie vaut plus près de 1.500 milliards, d'après les données financières publiées plus tôt cette année et les perspectives incertaines des prix du pétrole. Les banquiers qui ont participé à l'introduction en Bourse de Saudi Aramco ont toutefois proposé des valorisations supérieures à 2.000 milliards de dollars, selon un scénario assez classique.

Rappelons qu’une vente d'obligations de 12 milliards de dollars par Aramco en avril dernier a attiré 100 milliards de dollars d'ordres d’achat, ce qui donne une indication de la façon dont les investisseurs populaires pourraient envisager une cotation, selon l'évaluation.

Aramco a d'abord choisi trois banques pour garantir l'introduction en Bourse : JPMorgan, banquier de la compagnie pétrolière depuis des décennies, Morgan Stanley et HSBC, qui a formé de nombreux fonctionnaires saoudiens. Les autorités saoudiennes ont ensuite retardé la cotation pour des raisons de transparence et de coûts, puis, plus récemment, ont lancé une nouvelle recherche de souscripteurs. Le directeur général du fonds souverain d'Arabie Saoudite, Yasir Rumayyan, a été nommé la semaine dernière président d'Aramco et son fonds a aidé à filtrer les banques d'investissement sur l'introduction en Bourse d'Aramco.

À noter que Goldman Sachs, dispose d’un atout maître, dans cette opération. Car la banque d'investissement a fait de Dina Powell, ancienne conseillère adjointe à la sécurité nationale à la Maison-Blanche du temps de George Bush et arabophone, la personne de référence pour les responsables saoudiens. Le mandat d'Aramco est également un coup de maître pour Citigroup. Car la banque avait quitté le Royaume il y a quinze ans.

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