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Saudi Aramco / Arabie saoudite
La société la plus rentable au monde dévoilée
Les agences de notation Moody's et Fitch ont attribué à la compagnie pétrolière Saudi Aramco les notes A1 et A+ respectivement, en ligne avec celles assignées à l'État saoudien, en vue de sa première émission obligataire internationale. La société la plus rentable au monde voit sa notation plafonnée à A+ en raison des liens entre l'entreprise et le souverain, bien qu'elle présente des caractéristiques d'une entreprise notée Aaa. Fitch estime que de 2015 à 2017, Saudi Aramco a représenté environ 70 % des revenus du pays. C'est l'équivalent d'un taux d'imposition de 50 % pour la société.
Selon un prospectus inhabituel émis à l'intention des investisseurs par les deux agences, l'an passé Saudi Aramco a généré un revenu net de 111,1 milliards de dollars, en hausse de 50 % sur an. En 2018, celle qui produit plus de 10 % du pétrole brut mondial affiche un bénéfice avant impôts, intérêts et amortissements de 224 milliards de dollars, grâce à une production à grande échelle et un leadership assuré sur le marché du royaume. Soit davantage que l'ensemble du CAC40 réuni ! Ce prospectus offre une fenêtre rare sur les comptes de la société depuis sa nationalisation par l'Arabie saoudite en 1988. La position de trésorerie nette de Saudi Aramco à la fin de l'année dernière était de 48,8 milliards de dollars et le total des emprunts était de 27 milliards de dollars
Voilà de quoi séduire les investisseurs au moment où Saudi Aramco entame un tour de table pour promouvoir le lancement d'une obligation internationale de 10 milliards de dollars. Le produit de l'opération financière servira d'acompte sur l'achat par Saudi Aramco d'une participation majoritaire de la société pétrochimique Saudi Basi Industries Corp. (Sabic).
Le prince héritier Mohammed bin Salman veut attirer des capitaux dans le royaume dans le cadre du plan de diversification de son économie fortement dépendante du pétrole, et l'opération dite "Sabic" devrait lui fournir les liquidités nécessaires. La dette, sous forme d'obligations et de prêts, servira à payer l'opération de 69,1 milliards de dollars du Fonds d'investissement public (FIP) du pays, ainsi que les réserves de liquidités internes en paiements échelonnés jusqu'à 2021.
JPMorgan et Morgan Stanley ont été mandatées pour cette première émission obligataire et la banque d'investissement Lazard intervient comme conseiller indépendant pour cette émission, dont le process a été lancé ce matin.
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