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aigle azur / Air France / Easy jet / offre de reprise

La négociation des offres de reprise se poursuit pour Aigle Azur

Le choix d'un repreneur pour Aigle Azur est un enjeu de taille au vu du nombre de salariés concernés par la faillite.
Aigle Azur
Aigle Azur

Il y a deux semaines, Aigle Azur se déclarait en faillite. Depuis, treize offres de reprise ont été déposées. Examinées lundi par le Tribunal de Commerce d'Évry, elles n'ont pas été suffisamment convaincantes et un délai supplémentaire a été octroyé pour qu'elles soient améliorées. Les candidats pourront soumettre leur nouveau plan de reprise jusqu'à mercredi minuit et seront auditionnés lundi prochain. Une attention particulière est accordée au sort réservé aux 1.150 employés français et algériens de la société désormais placée en liquidation judiciaire.

Un projet sort pour l'instant du lot, la proposition commune d'Air France et du groupe Dubreuil. La compagnie aérienne nationale reprendrait l'activité moyen-courrier tandis que le propriétaire d'Air Caraïbes se chargerait des lignes long-courriers. À deux, ils devraient préserver 80 % de la masse salariale française d'Aigle Azur. Une centaine de travailleurs sera confiée au groupe Dubreuil. Il n'est pas prévu de maintenir les postes basés en Algérie et le personnel au sol est la catégorie la plus menacée des métiers de l'hexagone. L'État français, qui a une participation à hauteur de 14,3 % au capital d'Air France, est actuellement en discussion avec celle-ci afin de l'inciter à proposer un programme permettant de maintenir un maximum d'emplois. Le secrétaire d’État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, n'a pas caché qu'il souhaitait que la solution retenue permette la reprise de 90 % des salariés. Un souhait compréhensible dans la mesure où le gouvernement cherche à limiter le taux de chômage. Les syndicats privilégient également ces deux repreneurs car cette solution est la mieux-disante en termes d'emplois.

Jusqu'ici, il n'y a rien de surprenant. D'autant plus que cette solution franco-française permettrait de garder dans des mains hexagonales le principal actif d'Air Caraïbes, à savoir ses près de 10.000 slots d'atterrissages à Orly qui sont regardés avec envie par beaucoup de compagnies, notamment EasyJet. Le problème c'est qu'en demandant à Air France de s'engager à ce point dans ce projet de reprise, l'État français en devient complètement schizophrène. D'un côté en tant que principal actionnaire, il entend que la compagnie tricolore soit le plus rentable possible. Et c'est pour cette raison, qu'il a nommé il y a un an un nouveau patron en la personne du Canadien Ben Smith. D'un autre côté, il utilise Air France pour secourir un canard boiteux en reprenant près d'un millier de salariés. Ce qui va évidemment grever ses comptes. Bref, il lui demande tout et son contraire. Mais ce n'est pas très étonnant, puisque l'État actionnaire n'a pas de stratégie, comme il l'a montré avec EDF, Engie ou La Poste. Difficile dans ces conditions pour les responsables de ces entreprises de respecter les cahiers des charges qu'on leur soumet.

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