WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
Aviation : la concurrence fait chuter les prix... et les compagnies

Evenements / aigle azur / xl airways / Air France

Evenements
aigle azur / xl airways / Air France

Aviation : la concurrence fait chuter les prix... et les compagnies

La compagnie aérienne française XL Airways s'est déclarée en cessation de paiement, quelques semaines après qu'Aigle Azur en ait fait autant.  
Air France - avion - aéroport
Air France - avion - aéroport

La concurrence est féroce pour le transport aérien car malgré la hausse continue du trafic mondial dans toutes les régions confondues et la hausse des prix du carburant, les tarifs moyens ne cessent de reculer.

Aigle Azur, dont la période de grand essor s'est achevée il y a quelques mois, est talonnée par XL Airways qui a annoncé hier être entrée en cessation de paiements et demandé son placement en redressement judiciaire. Depuis plus d'un an, la direction de XL Airways négociait avec plusieurs repreneurs, sans succès. Basée à Paris-Charles-de-Gaulle, la compagnie emploie un peu plus de 570 collaborateurs et transporte chaque année 700.000 passagers - principalement vers les Caraïbes, La Réunion, les États-Unis et le bassin méditerranéen - soit moitié moins qu'Aigle Azur, qui ne cessait pourtant elle aussi de perdre de l'argent.

Parmi les repreneurs potentiels de XL Airways à l’époque, Air France. Mais le départ de 2018 de Jean-Marc Janaillac, le patron du groupe, sous pression d’un mouvement social, a mis un terme au projet. Air France vient également de renoncer à reprendre Aigle Azur, bien qu'elle se soit montrée pendant quelques jours fortement intéressée, déclarant finalement que toutes les conditions du deal n'étaient pas réunies. Aigle Azur était pourtant une proie particulièrement prisée pour le nombre de slots qu'elle détient, ces plages horaires qui permettent aux compagnies de décoller et d'atterrir, et dont le nombre est limité pour éviter les nuisances sonores aux alentours des aéroports.

Air France et le groupe Dubreuil, qui a annoncé lui aussi jeter l'éponge, laisse quatre candidats sur les rangs pour reprendre la compagnie. Les quatre offres consistent en celles de deux anciens dirigeants d'Air France, Lionel Guérin et Philippe Micouleau, celle de Gérard Houa, actionnaire à hauteur de 19 % d'Aigle Azur via la société Lu Azur, celle de Vueling, la compagnie low cost du groupe Iberia, et une offre en nom propre.

Le grand paradoxe de ces banqueroutes, c'est que ces mêmes compagnies les ont indirectement provoquées. Désormais s'envoler pour New York, Los Angeles ou San Francisco pour moins de 300 euros, c'est possible. Les compagnies low-cost, moins résistantes, ont su casser les prix mais payent désormais les pots cassés de cette bataille acharnée.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article