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Sur les marchés / Chine / shadow banking / pékin / g20

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Chine / shadow banking / pékin / g20

Les dangers du shadow banking en Chine

Le secteur bancaire parallèle bancaire chinois dépasse désormais 8.400 milliards de dollars, hautement soutenu par le différend commercial avec les États-Unis et le ralentissement de la croissance économique.
Grande muraille de Chine
Grande muraille de Chine

Il y a déjà deux ans, la Chine avait promis de surveiller les risques financiers du shadow banking, l'affichant comme une priorité absolue, après les critiques émises par le Conseil de stabilité financière (FSB) et l'agence des risques financiers du G20. Les autorités, qui incitent indirectement les investisseurs à se diriger vers d'autres sources de financement, las du contrôle strict de Pékin sur les prêts bancaires, semblent en fait avoir perdu tout contrôle de la situation.

En 2017, le secteur parallèle chinois atteignait 7.700 milliards de dollars. Aujourd'hui, selon un fournisseur de données indépendant sur l'économie chinoise China Beige Book, le shadow banking en Chine grimpe à 8.400 milliards de dollars (+9,09 %), hautement soutenu par le différend commercial avec les États-Unis et le ralentissement de la croissance économique. De nombreuses banques chinoises sont aux prises avec une surcharge de créances irrécouvrables cette année, et l'État a dû intervenir à plusieurs reprises pour renflouer. Elles prêtent moins ou plus cher, et permettent le bon développement des prêteurs de l'ombre.

Les prêteurs fictifs représentaient 39 % du total des prêts au troisième trimestre de l'année et 45 % au deuxième trimestre, soit le pourcentage le plus élevé de financement fictif depuis au moins 2013, toujours selon le rapport de China Beige Book. Le plus fantasque c'est que ce sont les sociétés d'État non bancaires elles-même qui feraient le plus appel au shadow banking.

Du reste, les autorités chinoises font face à un dilemme. Si Pékin laisse les prêteurs de l'ombre poursuivre leurs actions, le risque systémique ne cessera de croître du fait des interconnexions entre les entités financières de la seconde économie mondiale, et surtout des moindres garanties requises dans le secteur paralèlle bancaire. D'un autre côté, le shadow banking est devenu si important que les décideurs chinois devraient faire preuve de prudence car des tentatives excessives pour entraver l'activité financière pourraient provoquer là aussi une crise financière.

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