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Les trois potentiels successeurs à la tête de Nissan

Nissan aurait identifié trois candidats pour reprendre sa direction générale et le groupe serait déjà entré en discussion avancée avec eux.
Nissan - voiture - salon de l’automobile
Nissan - voiture - salon de l’automobile

La stratégie d'Hiroto Saikawa de signaler les fautes de Carlos Ghosn pour se protéger n'aura pas fonctionné longtemps. L'ancien président exécutif de Nissan pouvait aisément affirmer que Carlos Ghosn était soupçonné de nombreuses autres malversations que la dissimulation de ses revenus aux autorités boursières l'an dernier, puisqu'il avait lui aussi reçu des rémunérations indues. Carlos Ghosn, Hiroto Saikawa et d'autres, ont pu être surpayés de "plusieurs centaines de milliers" de dollars chacun dans le cadre d'un système qui offrait aux cadres supérieurs une prime basée sur la performance du cours de l'action Nissan, selon des personnes familières de l'enquête Nissan. Au total, il aurait pu ajouter 47 millions de yens, soit 339.000 euros à son salaire. Surtout, Hiroto Saikawa comptait parmi les principaux dirigeants qui ont soutenu le régime Ghosn pendant des années, en tant qu'administrateur depuis 2005 et administrateur représentatif depuis 2011.

Bref, le patron a naturellement lui aussi été déchu de ces fonctions. Et maintenant, Nissan aurait identifié trois candidats pour reprendre sa direction générale et le groupe serait en discussion avancée avec ces trois candidats, qui ont plutôt intérêt à montrer patte blanche en matière de malversations financières. Selon le Wall Street Journal, le PDG du groupe de boissons japonais Suntory Holdings Ltd. et ancien administrateur chez Mitsibishi Takeshi Niinami ; Jun Seki, membre de la direction de Nissan chargé de superviser le redressement du groupe et Ashwani Gupta, directeur général de Mitsubishi Motors Corp, seraient en lice. Toujours selon le quotidien, le candidat favori de Renault, Makoto Uchida (président du comité de direction de Nissan en Chine), aurait donc été écarté au profit de Jun Seki, le favori de Nissan. 

Jun Seki, 58 ans, serait soutenu par certains membres du conseil d'administration en partie pour des raisons politiques mais aussi en raison de son expérience dans le secteur, jugée plus large. Jun Seki a supervisé auparavant le développement des activités de Nissan en Chine, désormais premier marché du groupe. "Seki est beaucoup plus avenant et apprécié au sein de Nissan et a la confiance de ses pairs et de ses subordonnés", a déclaré une source au sein du Groupe.

Le comité de nomination, créé en juin pour trouver un successeur au directeur général de Nissan, est composé de six membres extérieurs, dont le président de Renault, Jean-Dominique Senard, mais la décision finale de la nomination revient tout de même au conseil d'administration, qui se réunit au début du mois d'octobre.

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