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Renault / Nissan / Carlos Ghosn / Hiroto Saikawa

Les nouvelles confessions d'Hiroto Saikawa

Le tombeur de Ghosn, qui n'a pas tardé à tomber lui aussi, a fait ses dernières déclarations avant son remplacement officiel lundi à la tête du constructeur automobile.
Hiroto Saikawa (crédit : DR)
Hiroto Saikawa (crédit : DR)

Au mois de mars, le monde apprenait que le directeur général de Nissan d'alors, Hiroto Saikawa, avait été complice des malversations de Carlos Ghosn. En effet, il était à l’origine de la signature de certains contrats frauduleux pour abus de biens sociaux.

Hiroto Saikawa lui-même avait approuvé en 2012 le paiement de 40 millions de dollars à Carlos Ghosn pour sa retraite, auquel s’ajoute un salaire annuel de 4,4 millions de dollars au titre de “président émérite” et l’utilisation de ses résidence à Rio, Paris et Beyrouth, en contrepartie d’un rôle de simple “conseiller”. Le salaire annuel "pourra passer jusqu'à 6 millions de dollars, selon les objectifs atteints par la société". Or c’est bien de cette rémunération dont il s’agit lorsque les autorités nippones ont décidé d’inculper le dirigeant franco-libanais-brésilien.

Voilà comment le tombeur de Ghson était tombé à son tour, car au mois de septembre, le patron de Nissan démissionne quelques mois après avoir pointé du doigt Carlos Ghosn pour ses malversations financières. Qui mieux que lui, son complice, pouvait "sentir" sa culpabilité. Bref, celui qui sera remplacé lundi par l'actuel responsable de l'activité Chine de Nissan Makoto Uchida, Ashwani Gupta, directeur général de Mitsubishi Motors et Jun Seki, qui dirige le plan de redressement de Nissan, a choisi de faire des dernières déclarations. Il averti notamment la presse que le constructeur automobile était menacé par des nationalistes japonais qui voulaient mettre fin à l'alliance de vingt ans avec Renault. "Il y avait des gens au sein de Nissan qui avaient des opinions conservatrices profondément enracinées auxquelles l'entreprise devrait se référer avant de faire face à sa crise financière à la fin des années 1990. Ces forces se sont déchaînées quand le système Ghosn est tombé", a t-il précisément expliqué.

Malgré l'agitation autour du règne chez Nissan, pour ce qui est de la suite, celui qui continue toujours de nier tout actes répréhensibles, se montre optimiste sur le futur trio de dirigeants: "Tous les trois... ont construit leur carrière après l'internationalisation de Nissan et l'alliance fait partie de leur ADN. Ils savent quels sont les problèmes [avec l'alliance, NDLR.] et ce qu'ils doivent faire."

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