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Macro-économie / Taux / Brexit / Boris Johnson / Elections

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Brexit / Boris Johnson / Elections

Avec Boris Johnson, en route vers le Brexit

Au lendemain du raz-de-marée conservateur, le Premier ministre Boris Johnson a promis que la sortie de la Grande-Bretagne aurait lieu comme prévu le 31 janvier 2020. Ce qui ne lui laisse que douze petits mois pour négocier le contenu de l'accord commercial. 
La City - Londres
La City - Londres

Les sondages l'avaient prédit : c'est donc le camp de Boris Johnson qui l'a emporté hier, avec un large majorité de 368 sièges sur 650, très loin devant l'opposition travailliste de Jeremy Corbyn, qui n'a obtenu que 191 sièges , son pire résultat depuis 1935. Ce raz de marée Tories, du jamais vu depuis l'élection de Thatcher, a bien sûr rassuré les marchés, qui anticipaient certes une victoire des conservateurs. Mais sans doute pas dans de telles proportions, craignant que les Tories n'obtiennent pas assez de sièges au Parlement pour faire passer le texte de l'accord sur le Brexit. Après la publication de sondages de sortie des urnes hier soir à 23 heures, la livre s'est donc envolée et brièvement dépassé 1,35 dollar pour la première fois depuis mai 2018, signant le bond le plus fort depuis une décennie. Et ce matin à 7 heures, elle valait 1,3427 dollar, en hausse de plus de 2%. 

Certes, la victoire de Boris Johnson signifie la fin de l'incertitude politique qui règne depuis de si longs mois dans le pays, contraignant Downing Street à reporter trois fois de suite la date de sortie du Brexit. C'est d'ailleurs la première chose que le premier ministre a annoncé à ses partisans au moment des résultats hier soir: "Nous allons quitter l'Union européenne (UE) le 31 janvier. Il n'y a plus de 'si', ni de 'mais'", a-t-il tonitrué devant l'auditoire. À très court terme, en janvier prochain, Westminster devrait donc enfin donner son feu vert au texte de l'accord de sortie sur le Brexit, qui jusqu'ici n'était pas parvenu à obtenir de voix suffisantes pour passer. 

Bruxelles a également compris que le calendrier allait désormais s'accélérer concernant les négociations sur la sortie du Royaume-Uni. Le nouveau commissaire européen au Marché unique et au Numérique, Thierry Breton, a ainsi assuré que Bruxelles devait "rebâtir" les relations avec Londres, notamment dans le secteur commercial. "Nous sommes prêts. Nous avons défini nos priorités", a lancé pour sa part le président du Conseil européen Charles Michel au deuxième jour d'un sommet européen à Bruxelles.

Mais de la parole aux actes, de a victoire de Boris Johnson à la sortie effective du pays, il n'y a que douze petits mois. Douze petits mois pour trouver un accord commercial avec l'UE, alors que l'accord entre le Canada et l'UE, que Boris Johnson se plait à citer en exemple, aura pris sept années avant d'aboutir et n'est toujours ps entièrement mis en oeuvre. Douze mois pour rebâtir l'ensemble des relations entre le Vieux Continent et l'île britannique, dans des domaines aussi variés que la pêche, l'agriculture, l'industrie ou encore la recherche, après 46 de vie commune au sein du marché unique.

Vu les annonces du premier ministre depuis hier soir et tout au long de sa campagne, il serait très étonnant qu'il demande à reporter une nouvelle fois le Brexit. Il a de toutes les façons jusqu'au 1er juillet prochain pour en faire la demande à l'UE, et ainsi obtenir une prolongation de la période de transition et des négociations commerciales. Sans prolongation, le Royaume-Uni sortira bien le 31 janvier 2020. Mais le pays aura-t-il trouvé un accord convenable avec l'UE ? Rien n'est moins sûr. 

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