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Softbank / Administrateur / Démission

Départ important au conseil de Softbank

Le fondateur d’Uniqlo a quitté le board de Softbank, le groupe de Masayohi Son, après plus de 18 ans en tant qu’administrateur. Un départ qui montre les tensions avec le milliardaire japonais, fragilisé par l'échec WeWork.

C’est un départ discret, annoncé entre les réveillons de Noël et du Nouvel An, mais qui a son importance. Vendredi, le fondateur et CEO d’Uniqlo, Tadashi Yanai, a annoncé son départ du conseil d‘administration de Softbank à partir du 31 décembre. Le milliardaire était un des trois administrateurs extérieurs sur les douze membres que compte le board du groupe de Masayoshi Son, et était en place depuis 2001. L’homme a indiqué qu’il comptait dédier l’intégralité de son temps à l’industrie de la mode.

Cette démission est néanmoins notable, dans la mesure où elle arrive à un moment délicat pour Softbank. Le groupe de Masayoshi Son a subi une grosse déconvenue avec l’échec de l’IPO de WeWork, qu’il avait valorisé à 47 milliards de dollars lors de son dernier tour de table et qu’il a dû sauver de la banqueroute pour seulement 8 milliards de dollars. Surtout, le milliardaire japonais, connu pour ses paris énormes et rapides sur des start-up technologiques de la Silicon Valley, a reconnu s’être trompé sur la personnalité du fondateur de WeWork et la gouvernance de la société.

Mais depuis plusieurs mois, les critiques s’élèvent aussi sur le fonctionnement et la gouvernance de Softbank lui-même, et en particulier de l’emblématique Masayoshi Son, qui n’a pas été habitué à avoir de réel contre-pouvoir. Le dirigeant, qui a dû annoncer les premières pertes du groupe en 14 ans en novembre dernier, est fragilisé. De l’autre côté, Tadashi Yanai s’est aussi montré critique sur le mode opératoire de Softbank et en particulier sur le dossier WeWork, et pourrait avoir été évincé pour ces mêmes raisons. Softbank n’a pas encore donné le nom de son/sa remplaçant(e).

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