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Asset, Management / Gestion d'actifs / Banques / Actions

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Gestion d'actifs / Banques / Actions

Pourquoi M&G croit aux bancaires européennes

Le gestionnaire d'actifs organisait ce matin sa réunion semestrielle. Il est revenu sur les actions des banques européennes et trouve injustifié qu'elles soient boudées par les investisseurs.
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Brice Anger, le directeur général de M&G France, a ouvert la conférence en saluant les performances de ses équipes de gérants de portefeuille lors de l'année 2019 après une année 2018 plutôt compliquée. Les six fonds que Brice Anger a présentés ont obtenu des performances nettes de frais de gestion comprises entre 6,8% et 36,7%. Ces performances sont le fruit d’une conjonction de facteurs extrêmement favorable selon le directeur général de M&G France : la hausse des marché actions, la baisse des taux d’intérêt et la baisse des spreads de crédit.

Après ces propos liminaires, c’est Florent Delorme, stratégiste Macro chez M&G France qui a pris les rênes de la conférence pour expliquer pourquoi à son sens les actions des banques européennes étaient boudées injustement par certains investisseurs. En fait, deux camps opposent les investisseurs à propos des banques européennes. L’un pense que le secteur est condamné, l’autre, dont fait partie Florent Delorme explique qu'il est, "digne d'intérêt". De fait, le contexte dans lequel évoluent les banques européennes n’est pas des moins hostiles. Elles voient leurs marges nettes d’intérêt s’éroder sous l’effet de la baisse des taux d’intérêt liée à la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Le cadre réglementaire auquel elles sont confrontées est devenu plus strict au travers d’une exigence de fonds propres plus importante, impactant ainsi leur rentabilité. Enfin, la concurrence qui fait rage au sein du secteur est "un peu trop forte" selon Florent Delorme.

Le contexte posé, Florent Delorme a fait état de plusieurs chiffres qui paraissent attrayants pour les actions des banques européennes. Déjà, les bénéfices attendus d'ici 12 mois pour les banques composant l'indice Eurostoxx se situent en moyenne à 6,2%. Concernant les multiples de valorisation, il n’est pas pertinent de regarder le PE selon Florent Delorme mais plutôt le Price to Book, ce ratio rapporte la valorisation de la banque à la valeur des actifs qu’elle détient. Ce ratio est de 0,79 en moyenne pour les banques composant l'indice Eurostoxx. Ce ratio étant inférieur à 1, cela implique que les investisseurs estiment que les banques européennes - en moyenne - ne valent même pas les actifs qui composent leur bilan, un signal plutôt étonnant et paradoxal qui suggère des actions sous évaluées.

De manière un peu plus prospective, Florent Delorme a évoqué les raisons qui justifient de ne pas de mettre de côté les actions des banques européennes. Il a cité entre autres les meilleures perspectives de l'économie mondiale qui devraient tirer vers le haut l'activité des banques. En effet l'ensemble des grandes institutions internationales voit une croissance mondiale qui va accélérer en 2020. Du côté de la politique monétaire en zone euro, même si elle devrait rester très accommodante avec des taux d'intérêt qui vont très probablement demeurer bas en 2020, le tiering mis en place par la Banque centrale européenne soulage significativement les banques européennes. François Villeroy de Galhau, le Gouverneur de la Banque de France,  donne le chiffre de 4 milliards d'économies pour les banques européennes et 800 millions d'euros pour les seules banques françaises. Enfin la pression réglementaire, qui devrait avoir atteint son paroxysme avec la mise en place de Bâle 3 et qui, "ne devrait pas s'accroître davantage", selon Florent Delorme. 

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