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Coup de rabot sur le bonus du patron de Morgan Stanley
Ce n’est pas parce que Morgan Stanley a publié des résultats annuels de très bonne facture la semaine dernière que son CEO James Gorman a enregistré un bond aussi conséquent de ses émoluments. Selon les informations publiées auprès des autorités boursières américaines, ce dernier recevra une rémunération totale de 27 millions de dollars au titre de 2019, en légère baisse par rapport aux 29 millions qu’il avait perçus l’année précédente.
Dans le détail, il a reçu un salaire de base de 1,5 million de dollars, stable par rapport à 2018, un bonus en cash de 6,4 millions de dollars, en baisse par rapport aux 6,9 millions perçus un an plus tôt. Mais aussi 12,8 millions de dollars en titres qui sont conditionnés aux performances de la banque dans les prochaines années. Et enfin 6,4 millions de dollars en titres versés quels que soient les résultats de la banque américaine.
Pourtant, Morgan Stanley a publié d’excellents résultats annuels la semaine dernière, et n’a pas été impacté par des provisions pour litiges à l’instar de ses concurrents Goldman Sachs et Citigroup. La banque a fait état d’un profit annuel de 9 milliards de dollars pour des revenus records, à 41,4 milliards de dollars, et bénéficie désormais de la résilience liée à son activité de gestion de fortune. Le dirigeant a atteint ses objectifs, à la fois en termes de rentabilité de cette division de gestion de fortune, mais aussi de rendement des actifs au niveau de la banque globale. Et en a fixé de nouveaux pour 2021, même si certains analystes ne les ont pas trouvés assez ambitieux.
Seule ombre au tableau, importante pour les actionnaires : la tenue du titre l’an passé. L’action Morgan Stanley a grimpé de 26% l’an passé, une performance inférieure à ses pairs de Wall Street, comme JP Morgan (+39%), Goldman Sachs (+41%) ou Citigroup (+53%). Certes, elle a bondi de 6,6% jeudi, jour de publication de ses résultats annuels, soit sa plus forte hausse depuis l’élection présidentielle. Mais elle reste encore inférieure de 20% par rapport à son niveau record d’avant-crise, en 2007 et même de 37% par rapport à 2000. En place depuis 2010, James Gorman a largement contribué après la crise à transformer Morgan Stanley d’un pure player des marchés en acteur diversifié, qui tire près de la moitié de ses revenus de la gestion de fortune, mais les marchés ne l’ont pas encore totalement récompensé. Et cela a impacté sa rémunération l’an passé.
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