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Publications, Résultats / Vallourec / Publication des résultats / Philippe Crouzet / Levée de fonds

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Vallourec / Publication des résultats / Philippe Crouzet / Levée de fonds

Un changement dans la continuité pour Vallourec

Le fabricant de tubes sans soudure a réduit sa perte nette l’an passé, mais a dû lancer une augmentation de capital de 800 millions d’euros pour se désendetter. Après onze ans de service, Philippe Crouzet, qui a largement restructuré le groupe, cède sa place au vétéran Edouard Guinotte.
Philippe Crouzet (VALLOUREC)
Philippe Crouzet (VALLOUREC)

C’est une page qui se tourne chez Vallourec. Mercredi soir, Philippe Crouzet, le président du fabricant de tubes sans soudure depuis onze ans, a présenté les résultats annuels du groupe accompagné de son successeur, Edouard Guinotte, qui prendra sa place dès le 16 mars prochain comme cela était attendu et a été annoncé simultanément. Les deux hommes n’ont pas eu la tâche facile : Vallourec a certes publié un chiffre d’affaires en hausse de 6 % à 4,2 milliards d’euros, a plus que doublé son Ebitda et réduit de 32 % sa perte annuelle, à 338 millions d’euros.

Mais alors que le groupe avait exclu toute nouvelle augmentation de capital il y a tout juste un an, laissant penser que le gros de la restructuration financière était passé, il doit s’y résoudre. Vallourec va lancer une augmentation de capital de 800 millions d’euros d’ici au second semestre, à laquelle vont participer bpifrance à hauteur de sa participation (14,7 %) et Nippon Steel, qui sera dilué de 14,7 % à environ 10 %. "Nos frais financiers dépassent aujourd’hui le montant des investissements", a analysé Edouard Guinotte, puisque les flux trésorerie sont restés négatifs à 47 millions d’euros en 2019, contre 494 millions l’année précédente. Le constat est sans appel : "le rythme de désendettement est trop lent".  La dette nette est restée stable à 2 milliards d’euros, si bien que le groupe n’a d’autre choix que d’augmenter ses fonds propres, et prévoit ainsi de ramener ce levier financier à 2,8 fois l’Ebitda d’ici fin 2020.

Pour les deux hommes, une telle opération est le remède indispensable à un cours de Bourse déprécié en raison du poids de la dette. Vallourec avait déjà dû recourir à une augmentation de capital début 2016, ce qui avait fait plonger le titre de 60 % en quelques semaines. Ensuite, les hedge funds et autres investisseurs activistes n’ont eu de cesse de shorter le titre d’un groupe en pleine restructuration, dans une industrie pétrolière en difficultés. Mais Philippe Crouzet a tenu bon, il a engagé près de 600 millions d’euros d’économies de coûts depuis 2016 – dont des difficiles plans sociaux -, et encore 200 millions en 2019-2020. Si bien que le flux de trésorerie devrait revenir dans le vert dès cette année, pour 500 millions d’euros d’Ebitda.

C’est donc mission quasiment accomplie pour Philippe Crouzet, qui outre onze années de bons et loyaux services, a eu à cœur de gérer le dossier de sa succession, en amont de son départ. Dès l’automne dernier, l’homme de 63 ans a signifié son intention de faire valoir ses droits à la retraite et a laissé tout le temps au board de trouver un vétéran en la personne d’Edouard Guinotte, qui évolue dans le groupe depuis 1995 et fait déjà partie du comité exécutif. Ce dernier a désormais toutes les clés en main pour préparer le Vallourec de la prochaine décennie.

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