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Dirigeants, gouvernance / Temasek / coronavirus / Salaire / Bonus

Dirigeants, gouvernance
Temasek / coronavirus / Salaire / Bonus

Quand Temasek réclame de l’argent à ses employés

Fin février, le fonds souverain de Singapour a décidé de geler ses salaires, mais a aussi demandé aussi à ses hauts dirigeants de prendre une baisse de salaire jusqu’à 5 %. Et cela pour financer l’aide aux victimes du coronavirus.
Epidémie Coronavirus Désinfection
Epidémie Coronavirus Désinfection

En Chine, le coronavirus s’est déjà traduit par des licenciements massifs et des baisses de salaires de la part d’entreprises asphyxiées financièrement. Selon un sondage du site de recrutement chinoise Zhaopin réalisé mi-février, un tiers des entreprises interrogées prévoyaient d’avoir recours à des suppressions d’emplois et 46 % affirmaient ne pas pouvoir payer tous leurs salaires.

Mais le fonds souverain de Singapour Temasek est allé encore plus loin. Fin février, le fonds qui gère 224 milliards de dollars a ainsi décidé de geler toutes les augmentations de salaires, bonus et promotions prévues à partir du mois d’avril, et de reverser cet argent à T-Touch, une initiative de volontariat lancée en interne et qui vise à aider les communautés affectées par le virus. Par ailleurs, Temasek a proposé à ses managers seniors de décider eux-mêmes d’une baisse de leur salaire de base allant jusqu’à 5 % et pour une durée maximale d’un an. Le groupe va s’aligner pour doubler ces montants, toujours afin de financer cette initiative. Ces managers peuvent aussi accepter une réduction de leurs bonus, qui ira à une enveloppe de dépenses ultérieures pour aider les populations concernées par ce virus.

"C’est une démonstration importante de notre état d’esprit responsable, visant à partager les gains et les peines comme notre actionnaire, et soutenir notre plus large communauté", a déclaré le groupe à cette occasion.

Ce n’est pas la première fois que Temasek a recours à de telles mesures. Pour le SRAS ou encore lors de la crise financière, le fonds souverain avait pris les mêmes mesures exceptionnelles afin de montrer la solidarité et l’unité du groupe face à des circonstances exceptionnelles. Si un quart du portefeuille de Temasek est situé en Chine, le groupe a indiqué qu’il n’imposerait pas ces décisions à ses participations, même si certaines s’y sont déjà résolues. Le pays, qui a recensé 112 cas de coronavirus pour le moment, a également alloué un budget de 4 milliards de dollars pour lutter contre la propagation du virus.

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