Private Equity / Temasek / Fonds d'investissement / Singapour / entreprises innovantes / Innovafeed / Place de Paris / EMEA
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Temasek / Fonds d'investissement / Singapour / entreprises innovantes / Innovafeed / Place de Paris / EMEA
Temasek renforce sa position en Europe / Le fonds singapourien a décidé d’ouvrir un nouveau bureau à Paris
Les entreprises françaises le connaissent déjà très bien. Temasek, l’un des deux grands fonds singapouriens avec GIC (Government of Singapour Investment) (non souverain concernant Temasek) avec un portefeuille d’une valeur nette de 268 milliards d’euros d’actifs sous gestion, compte déjà parmi les principaux investisseurs en France et notamment auprès des entreprises innovantes. On peut notamment citer les sociétés Alan (santé), Tikehau Capital (gestion d'actifs), Mano Mano (Market Place), société dans laquelle le fonds est entré en 2020 ou encore la start-up Innovafeed, biotech créée en 2016 par Aude Guo, Bastien Oggeri et Clément Ray et spécialisée dans la production d’ingrédients durables à base d’insectes pour la nutrition animale et végétale, qui a, par exemple, annoncé, en septembre, avoir levé 250 millions d’euros en série D. Un tour de table auquel la société d’investissement singapourienne, investisseur historique de l’entreprise a participé.
Au total, ce sont plus de 2,4 millions d’euros d’investissements en France qui ont été réalisés par Temasek depuis 2014. En s’établissant à Paris, le fonds pourra ainsi poursuivre son soutien envers les entreprises françaises.
Mais si Bercy voit, dans la décision de la société asiatique de s’installer en France, une preuve de l’attractivité de l’Hexagone, il ne s’agit toutefois pas du premier bureau européen du fonds singapourien. Au contraire, cette arrivée s’inscrit pleinement dans la stratégie de l’entreprise à renforcer sa position en Europe et plus globalement dans la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) qui représente déjà 12% de son portefeuille total d’investissement (63% pour l’Asie et 21% pour le continent américain).
Le bureau parisien sera donc consacré aux opportunités d’investissement, au même titre que celui de Londres, tandis que l’entité bruxelloise s’intéresse à la veille réglementaire au sein de l’Union européenne, sans toutefois exercer un quelconque lobbying.
Rappelons que les choix de partenariat de Temasek dans le monde sont guidés par quatre thématiques : la digitalisation, le développement durable, les nouveaux modes de consommation et l’allongement de l’espérance de vie. Des règles qui l’ont conduit à investir dans les infrastructures des crypto-monnaies (et non dans les crypto-monnaies en tant que telles) comme le groupe FTX qui vient de faire faillite. Une opération qui ne s’est pas révélée fructueuse puisque Temasek a annoncé, le 17 novembre dernier, une perte de 275 millions de dollars (265,2 millions d’euros). "Nous avons investi 210 millions de dollars pour acquérir 1% des parts du groupe FTX, ainsi que 65 millions de dollars supplémentaires dans la filiale FTX.US, via deux levées de fonds en octobre 2021 et en janvier 2022. Au total, cela représente 0,09% du portefeuille total du fonds singapourien, estimé à 403 milliards de dollars de dollars singapouriens au 31 mars 2022 (268 milliards d’euros, ndlr)", avait alors indiqué le groupe dans un communiqué.
À noter que le nouveau bureau parisien sera opérationnel au cours du premier semestre 2023, portant ainsi à 13 le nombre de bureaux de la société dans neuf pays. Il sera, pour le moment, piloté par Uwe Krueger, responsable de la région EMEA et responsable industrie et son adjoint Benoît Valentin, basé à Londres.
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