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France; intermédiaires financiers;

Macro-économie / Taux / Place de Paris / Services financiers / Brexit

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Place de Paris / Services financiers / Brexit

Les services financiers hexagonaux tirent toujours profit du Brexit / La place de Paris a gagné du terrain depuis 2019

Les échanges de services financiers des intermédiaires financiers hexagonaux ont très largement progressé ces dernières années : ils sont passés d’un excédent de 2,6 milliards d’euros en 2019 à un chiffre attendu à 4,9 milliards d’euros pour 2023.
Paris. Fatih Gonul / ANADOLU / Anadolu via AFP
Paris. Fatih Gonul / ANADOLU / Anadolu via AFP

"Les intermédiaires financiers résidents s’affirment sur les grandes places financières étrangères". Le dernier Bloc-notes Éco publié sur le site de la Banque de France revient sur "les moteurs de l’essor des échanges de services financiers de la France". Grégoire Haniquaut, l’auteur de la publication, juge que "le Brexit explique en partie cette performance".

L’étude du secteur année après année dévoile selon lui des "échanges de services financiers [qui] connaissent une progression très rapide depuis 2020, tant du point de vue des services exportés qu’importés ". À la nuance près que les exportations de ces derniers ont complètement supplanté les importations en ce qui concerne les intermédiaires financiers (IF) - ces derniers étant constitués des établissements de crédit, des entreprises d’investissement et des sociétés de gestion.

 

Excédent

 

Ces mêmes services financiers regroupent, rappelons-le, tant les frais de commission explicitement facturés, que les commissions sur opérations sur titres, sur change ou encore sur opération de hors-bilan. La position exportatrice nette hexagonale sur ce secteur se renforce année après année puisqu’on est passé d’une contribution de 2,6 milliards en 2019 à 3,2 milliards en 2020 puis 4,1 milliards en 2021.

La position exportatrice nette attendue pour 2023 est également conséquente, lorsqu’on la rapporte à l’excédent des services totaux de la balance des paiements, Grégoire Haniquaut argue que cela représentait "10 % de l’excédent net en 2022 (52 milliards d’euros)".

 

Adieu Londres

 

La cause la plus profonde de cet essor hexagonal ne fait pas de doute pour l’auteur de la publication ; il s’agit du choix britannique de quitter l’Union Européenne. Il en veut pour preuve que de "nombreux groupes bancaires américains se sont installés ou ont renforcé leurs activités en France depuis 2020". Il s’agit selon la classification établie d’établissements d’Europe continentale " ayant accueilli, suite au Brexit, une activité et des salariés jusqu’ alors localisés au Royaume-Uni ". Le Bloc-notes Éco avance que ces "groupes bancaires, le plus souvent d’origine anglo-saxonne, se sont tournés vers Paris, où une politique d’attractivité a été déployée par les autorités " et qui a pu s’appuyer tant sur la "densité de l’écosystème financier " que sur la "présence d’une main-d’œuvre qualifiée dans le secteur de la finance".

Les données sur la contribution des établissements ayant quitté le Royaume-Uni aux exportations des services financiers sont divulguées par l’auteur, elles illustrent bien l’importance de ce mouvement ; la proportion "est ainsi passée de 3 % en 2020 à 10 % en 2021 et 23 % en 2022 ". Ce ne sont pas les données pour 2023 qui devraient dédire ce constat, puisqu’il est évoqué à ce stade " une consolidation de ce nouveau paysage bancaire à un niveau élevé : les exportations de services financiers deviennent une ressource pérenne pour les échanges de services de la France".

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