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énergies fossiles, engagements climatique, compagnies d'assurances, établissements bancaires

Macro-économie / Taux / Place de Paris / acpr / AMF

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Place de Paris / acpr / AMF

Les engagements climatiques de la Place de Paris sont loin du compte

L'Autorité des marchés financiers et l'Autorité de contrôle prudentiel viennent de dévoiler leur deuxième rapport sur "le suivi et l'évaluation des engagements pris par les institutions financières de la place de Paris en lien avec les enjeux climatiques". Cette publication porte des préconisations aux différents acteurs pour mieux mesurer la portée et la mise en œuvre de leurs engagements.
Éoliennes accompagnées de panneaux solaires dans l'Aude. Idriss Bigou-Gilles / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Éoliennes accompagnées de panneaux solaires dans l'Aude. Idriss Bigou-Gilles / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

La route est encore longue pour les acteurs de la Place de Paris sur le chemin des engagements climatiques. Si de plus en plus d’annonces publiques et d’engagements à longs termes sont pris, il reste aujourd’hui difficile d’en avoir un suivi précis. C’est le constat porté par le rapport conjoint de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACPR) et l’Autorité des marchés financiers (AMF) sur les engagements climatiques des acteurs de la Place. Publié le 28 décembre, il demande des "efforts" qui "permettront aussi de mieux comparer et évaluer les engagements pris" ; ce n’est pas le nombre d’initiatives qui manquent mais bel et bien l’absence "de jalons précis et d’un échéancier contraignant dans le temps".

Ainsi, les préconisations formulées l’an passé concernant par exemple les politiques charbon "restent largement valables"d’autant plus qu’elles "sont encore trop peu appliquées", ce qui limite des estimations qui peuvent être qualifiés autrement que de " très fragiles ". Des efforts trop faibles qui poussent les autorités françaises à réclamer une intensification des travaux des institutions financières, notamment sur la "prise en compte de l’intégralité de la chaîne de valeur". Ces exigences sont de plus en plus pressantes, puisque la bonne mesure des expositions aux énergies fossiles est essentielle pour mesurer l’efficacité des programmes mis en place.

L’accompagnement des clients et l’engagement actionnarial sont également sous le feu des critiques émises par le rapport. Les politiques déployés ne sont pas suffisamment formalisées et en cas d’échec de la politique de dialogue (refus clair d’adopter une stratégie pour aller vers un objectif carbone de "net zéro "), il n’est que trop rarement fait mention d’un désengagement. Le document publié fait état d’uniquement trois banques sur neuf, six organismes d’assurance sur dix-sept et treize sociétés de gestion sur dix-neuf ouvrant la possibilité de cession de titres ou d’une sortie du projet. Les produits "censés inciter à la décarbonation" sont quant à eux jugés trop lacunaires concernant la réalité des "stratégies d’abandon du carbone des contreparties".

Si l’ACPR et l’AMF veulent que les différents membres de la Place de Paris travaillent ardemment à la construction d’outils permettant d’observer concrètement la réalité des engagements pris, c’est notamment parce que le cadre réglementaire est en train d’évoluer. Ce qui implique qu’il va bientôt être crucial de pouvoir justifier de son exposition, comme en témoigne la récente présentation par Bruxelles de son projet " d’aides d’État au climat, à la protection de l’environnement et à l’énergie", qui va permettre de fournir des subventions afin de contribuer à la transition énergétique.

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