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Cathay Capital lève 1,3 milliard d’euros
Ce n’est pas un fonds, mais deux dont Cathay Capital annonce le closing final. Le fonds de private equity, très présent en Asie et spécialisé dans le cross-border, annonce ce matin la levée de son deuxième fonds midcap et innovation, pour un total de 1,3 milliard d’euros. Dans le détail, Cathay Midcap II a collecté un total de 800 millions d’euros, soit 60% de plus que le premier millésime closé fin 2014, à 500 millions d’euros. S’il avait déjà levé 500 millions d’euros de ses Limited Partners historiques fin 2018, il a depuis élargi sa base d’investisseurs pour inclure 40% de fonds souverains et publics, un tiers d’institutionnels et 25-30 % de family offices et entrepreneurs. Particularité de ce fonds, il investira comme à son habitude dans des cibles européennes, mais aussi en Asie et pour la première fois aux Etats-Unis, après avoir ouvert un bureau à New York.
Bien sûr, l’environnement actuel risque d’entraîner un ralentissement des opérations comme des sorties à court terme. "Le contexte actuel de pandémie va certes influer sur nos thématiques d’investissement, mais notre objectif a toujours été avant tout la croissance, que ce soit à travers un projet de déploiement à l’international ou une transformation du marché", explique Hervé Descazeaux, managing partner chez Cathay Capital. Le gérant peut compter sur la performance de son premier véhicule, qui a effectué trois sorties dont une IPO en Chine. "Notre participation chinoise Cabio, qui est basée à Wuhan et a été introduite en Bourse fin 2019, a été une des premières sociétés à rouvrir. Il existe aujourd’hui un relatif optimisme sur la reprise en Chine", ajoute Hervé Descazeaux.
Le deuxième fonds tech, Cathay Innovation II, a quant à lui quasiment doublé de taille et a clôturé à 500 millions d’euros, contre 286 millions en 2016. Il a pu compter sur le retour de grands groupes français comme L’Oréal, Valeo, Pernod Ricard ou JC Decaux etc, qui représentent un tiers de ses investisseurs. Une collecte qui a été facilitée par ses premières performances de très haut niveau. Comme le site d’e-commerce PinDuoduo, devenu le deuxième acteur chinois derrière Alibaba, la banque en ligne Chime aux Etats-Unis qui vaut plus de 6 milliards de dollars, ou encore la start-up espagnole de livraison à domicile Glovo, nouvelle licorne. Le fonds était déjà sur les bons créneaux avant la crise. "Nous avons su convaincre nos investisseurs notamment car nous avons misé avant la pandémie sur des tendances de fond comme l’éducation en ligne, la santé, l’automatisation et le travail à distance", indique Denis Barrier, managing partner de Cathay Capital en charge de ce fonds.
Mais il ne compte pas profiter du contexte actuel pour acheter à prix bradés. "Nous ne sommes pas à la recherche de valorisations cassées, nous voulons miser sur les meilleurs entrepreneurs et les meilleures thématiques et réaliser des opérations à un prix honnête". Surtout, la crise conduisant à des prises de conscience le fonds compte miser sur les entreprises ayant un impact social. "Nous sommes convaincus que les projets les plus performants seront ceux qui ont un l’impact très significatif. Nous avons mis en place des critères spécifiques et souhaitons rendre compte de ces sujets à nos investisseurs", conclut Denis Barrier.
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