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Goldman Sachs / Malaisie / Scandale

Goldman Sachs solde son scandale malaisien - en partie

La banque américaine a accepté de payer une amende de 3,9 milliards de dollars à la Malaisie pour mettre fin à l’enquête sur les malversations liées au fonds 1MDB. Si le dossier est encore en cours aux États-Unis, elle avance vers le classement de cet épisode peu glorieux.
Goldman Sachs - logo
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Depuis plus de cinq ans et sa première révélation par un article du Wall Street Journal, Goldman Sachs était empêtré dans un scandale de malversations financières en Malaisie, qui impliquait le Premier ministre du pays, un montage financier et de nombreuses entités juridiques publiques malaisiennes ou logées dans des paradis fiscaux. Mais se rapproche enfin du dénouement de ce scandale qui a écorné sa réputation : le ministre des Finances malaisien a annoncé vendredi que la banque américaine avait accepté de payer une amende de 3,9 milliards de dollars, dont 2,5 milliards en cash et 1,4 milliard de garanties sur les ventes à venir des obligations qu’elle avait vendues pour le compte du fonds 1MDB.

Dans le détail, Goldman Sachs avait vendu 6,5 milliards de dollars d’obligations 1MDB via trois placements entre 2012 et 2013, qui selon les autorités américaines auraient été en majeure partie détourné par un émissaire du gouvernement, Jho Low, et deux banquiers de la firme, laquelle a touché 600 millions de dollars de fees sur ces opérations. L’ex-Premier ministre du pays, Najib Razak, a lui aussi été mis en cause pour le détournement et le blanchiment d’un total de 6,5 milliards de dollars, toujours selon les autorités américaines. Ce dernier aurait perçu pas moins de 600 millions de dollars sur son compte personnel, des sommes qui auraient servi à financer l’achat de propriétés luxueuses notamment à Beverly Hills, mais aussi à l’achat d’œuvres d’art, de yachts ou encore de films hollywoodiens. Ce dernier, qui réfute ses torts, a été démis de ses fonctions et condamné, jeudi, à rembourser plus de 400 millions de dollars de taxes impayées par la justice. En octobre dernier, son conseiller Jho Low avait de son côté accepté de rendre 700 millions de dollars.

La banque doit encore solder le volet américain de ce dossier, d’autant que selon les informations sorties à la suite de ce scandale, elle aurait ignoré les alertes de la Fed à propos de ce fonds et des personnes impliquées. Selon les rumeurs, Goldman Sachs a plaidé coupable de ces faits de corruption et pourrait s’acquitter d’une amende de 2 milliards de dollars auprès du Département de la Justice. L’an passé, la banque dirigée par David Solomon avait déjà alloué 1,1 milliard de dollars de provisions pour des litiges, en ayant en tête ce dossier.

Cette facture n’est certes pas idéale, dans un contexte où l’incertitude économique est particulièrement élevée. Mais Goldman Sachs a aussi bénéficié de conditions de volatilité exceptionnelles sur son activité de trading au deuxième trimestre, qui ont bondi de 93%, ainsi que de revenus en forte hausse sur ses activités d’émissions d’equity et de dette, alors que les entreprises se ruaient vers de la liquidité pour consolider leur trésorerie. L’environnement très "bullish" des marchés ces dernières semaines devraient encore lui être favorable, avant que la rentrée ne s’annonce très douloureuse en termes de faillites des entreprises et des particuliers.

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