WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
Etats-Unis taux de chômage

Macro-économie / Taux / taux de chômage / Etats-Unis / créations d'emplois

Macro-économie / Taux
taux de chômage / Etats-Unis / créations d'emplois

États-Unis : quatre emplois sur dix ont été recouvrés

Il reste près de 13 millions d’emplois à créer pour retrouver le niveau d’avant-crise. Un chemin semé d’embûches alors que le rythme des créations d’emplois a sévèrement ralenti en juillet et que la seconde vague pandémique bat son plein.
Drapeau américain - Etats-Unis - bar
Drapeau américain - Etats-Unis - bar

Lors du mois de juillet, les États-Unis ont créé 1,763 million d’emplois non-agricoles, c’est 10% de mieux que ce qu’attendait le consensus. C’est un tiers de moins que ce qu’avait créé l’économie américaine en mai et juin (2,725 millions) et 60% de moins qu’en mai (4,791 millions). Compte tenu des emplois détruits en mars et avril (22,160 millions au total), les États-Unis n’ont donc pour l’instant recouvré que quatre emplois sur dix.

Dans le détail, en juillet, un tiers des créations d’emplois a eu lieu dans les secteurs des loisirs et de l’hôtellerie (592 000), dont 502 000 dans les services de restauration et les débits de boissons, après des gains de 2,9 millions en mai et juin réunis. Malgré cela, le secteur compte encore 2,9 millions d’emplois de moins qu’en février. Par ailleurs, bien aidé par le rebond de ses ventes, on a observé des créations d’emplois significatives dans le commerce de détail (258 300). Enfin, les emplois publics ont augmenté de 301 000, en grande partie grâce à des créations de postes dans le secteur éducatif (244 900), pour des raisons saisonnières, explique le Département du travail.

Conséquence de ces créations d’emplois, le taux de chômage s’établit à 10,2 % en juillet contre 11,1 % en juin et 3,5 % avant la crise (en février), soit un niveau comparable à celui atteint au plus fort de la crise financière mondiale. C’est donc 16,338 millions de chômeurs que comptent les États-Unis, soit 181 % de plus qu’avant-crise. À noter également qu’il y a 4,1 millions de personnes de plus qu'en février qui travaillent à temps partiel et qui émettent le souhait de travailler plus, ce qui fait que le taux de chômage dit "U-6", bien qu’en baisse de 1 point sur un mois, est de 16,5%, soit un niveau historiquement très élevé.

Selon Lydia Boussour, économiste d'Oxford Economics, "les conditions du marché du travail continuent à s'améliorer progressivement, bien qu'à un rythme plus lent, alors que l'économie entre dans la deuxième phase, plus lente, de sa réhabilitation". Néanmoins, elle précise que malgré les importantes créations d'emplois qui vont se produire durant les mois à venir, "nous prévoyons toujours que la pénurie d'emplois persistera jusqu'en 2022, car les effets cicatriciels de la récession due au coronavirus sur le marché du travail entraînent une reprise moins vigoureuse". Une reprise qui s'annonce compliquée pour les États-Unis, comme le montrent certaines mesures en temps réel de l'activité qui ont commencé à stagner lors du mois de juillet, tandis que le coronavirus reprend du poil de la bête, les contaminations journalières dépassant les 50.000.

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article