Macro-économie / Taux / taux de chômage / taux d'emploi / INSEE
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La hausse du taux de chômage surprend l'Insee
Deux courbes sont en hausse : celle du taux de chômage et celle du taux d’emploi. Au 3e trimestre 2021, le taux de chômage est en légère hausse d’après les chiffres de l’Insee. Il s’élève à 8,1 %, soit 2,4 millions de personnes, pour une hausse de 52 000 personnes. En octobre, l’institut avait anticipé un taux de chômage de 7,6 %. Il était de 8 % au trimestre précédent. Depuis quatre trimestres, ce taux oscille entre 8 % et 8,1 %. Malgré cette légère augmentation du nombre de personnes au chômage, le taux d’emploi est à son plus haut depuis 1975, pour atteindre 67,5 %.
Pour expliquer ce qui semble à première vue un paradoxe, il est à noter que “d’une part l’emploi a progressé vivement ces derniers trimestres, jusqu’à dépasser son niveau d’avant-crise”, explique l’Insee. D'autre part, “la progression est forte notamment pour l'emploi des jeunes, ce qui se voit dans les résultats de l’enquête Emploi. La part des 15-24 ans en emploi (taux d’emploi des jeunes) augmente de 2,9 % entre fin 2019 et le 3e trimestre 2021. C’est notamment attribuable à la hausse de l’emploi en alternance sur la période (apprentissage et contrat pro)”, avance l'institut statistique.
La qualité de l’emploi s’améliore également. En effet, le nombre d’heures travaillées par emploi est en progression de 1,0 % et s’établit à 30,9 heures par semaine. Ce nombre reste toutefois en dessous de celui d’avant la crise sanitaire d’environ 1,6 % par rapport à fin 2019. Par ailleurs, le taux d’emploi à temps partiel (-0,1 points par rapport au 2e trimestre 2021) est en recul en faveur du temps complet (+0,6 point). En termes de type d’emploi, les CDI sont stables (50,2 %), tandis que l’intérim et les CDD (6,7 %) continuent de se redresser.
Pour ce qui est de l’augmentation du chômage, le phénomène s’explique par le départ de 175 000 personnes du “halo du chômage”. C’est-à-dire des individus qui s’étaient temporairement retirés du marché du travail, autrement dit qui n’étaient pas en recherche active d’emploi, notamment à cause des mesures de restriction sanitaires. Ce retour massif a surpris l’Insee qui ne l’avait pas anticipé.
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