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Start-up / Start-up / créations d'emplois / France Digitale / embauches des jeunes / Parité/Femmes

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Start-up / créations d'emplois / France Digitale / embauches des jeunes / Parité/Femmes

Comment se structurent les emplois dans les start-ups / Des jeunes, pas réellement de profil-type mais une parité à améliorer

Un emploi sur 25 est aujourd’hui créé en France grâce aux start-ups. De quoi s’intéresser plus particulièrement à l’organisation qui prévaut au sein même de ces structures, qui permettent aux jeunes de s’insérer professionnellement mais où des efforts en termes d’égalité entre les hommes et les femmes restent à poursuivre.
VivaTech 2023 (Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)
VivaTech 2023 (Photo by Riccardo Milani / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP)

L’écosystème Tech rencontre peut-être des turbulences mais n’en reste pas moins créateur d’emplois. Les données de l’Insee ont recensé plus de 27 millions d’emplois en France, au premier trimestre de 2023. Et au 1er juin dernier, les start-ups françaises ont quant à elle généré un total de 1,1 million d’emplois dans le pays, rapporte une étude publiée cette semaine par France Digitale. Un emploi sur 25 en France est donc créé grâce aux jeunes pousses : 700 000 sont produits de manière directe et indirecte (en commandant auprès des fournisseurs et partenaires, puis en cascade quand ces derniers deviennent également donneurs d’ordre), tandis que 400 000 sont donc liés à des salariés directement embauchés par ces start-ups.

Dans le détail ces emplois ne sont, de plus, pas de type précaire : 85 % de ces derniers sont signés en contrat à durée indéterminée. Et ils permettent aux plus jeunes de s’insérer professionnellement. En effet, 70 % des personnes qui travaillent dans les start-ups ont moins de 30 ans (quand les plus de 50 ans représentent seulement 1,3 % des personnes qui travaillent dans ces entreprises).

De ce fait, l’âge n’est également pas un critère d’accès à des fonctions de direction ou de management. Au sein de ce que l’étude désigne comme le "mid-management" (soit les niveaux intermédiaires, comme vice-président ou responsable de pôle), la proportion des moins de 30 ans s’affiche à 62 %. Du côté des "C-Levels" (soit les niveaux exécutifs, le C se rattachant à Chief), les moins de 30 ans représentent une part d’un sur trois. Et les trois quarts des "C-Levels" ont moins de quarante ans.

 

Peu de CEO

 

La proportion se rétrécit, en revanche, en ce qui concerne la parité. Les femmes n’occupent en moyenne des fonctions C-Level qu’à hauteur d’une sur quatre. De plus, les postes de CEO (Chief Executive Officer) sont très largement masculins : ils ne sont occupés que par une femme sur huit. Elles restent plus généralement assignées à des postes de direction marketing et de ressources humaines. Les deux fonctions représentent ainsi, de loin, les postes de direction les plus occupés par les femmes dans les start-ups. A hauteur, respectivement, de 60 % et 58 %. La direction financière n’atteint, par exemple, que 34 % et la direction des opérations 28 %. La direction informatique ne s’élève quant à elle qu’à 3 %.

Une parité qui reste donc à améliorer, même si la diversité a tout de même sa place au sein des structures des jeunes pousses. Du moins, au regard des profils des salariés. Les anciens étudiants de grandes écoles de commerce, d’ingénieurs ou de sciences politiques françaises n’y sont pas forcément surreprésentés. Avec un employé sur six en start-up qui en est issu, les voies "royales" se classent ainsi derrière l’université, qui a formé près d’un employé sur cinq.

Cette dynamique de création d’emplois ne devrait, en tout cas, pas s’essouffler : l’étude anticipe que les jeunes pousses tricolores créeront encore 50 000 emplois l’année prochaine (d’ici au 1er juin 2024, sur la base de leur trésorerie au 1er juin 2023). Et si les levées de fonds restent pour l’instant en berne, les start-ups cherchent de nouveaux moyens de se financer. De quoi, espère France Digitale, venir générer des postes à pourvoir non quantifiés dans le rapport.

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