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marché du travail, négocations; trimestre

Macro-économie / Taux / Apec / Cadres / recrutements / créations d'emplois

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Apec / Cadres / recrutements / créations d'emplois

La morosité du marché de l’emploi n’épargne pas les cadres / Les tensions sur leur recrutement persistent cependant

Le baromètre trimestriel de l’Association pour l’emploi des cadres révèle que les entreprises françaises sont bien moins nombreuses à avoir recruté des cadres au quatrième trimestre 2023, (10 %) qu’elles ne l’étaient un an auparavant (14 %). Dans le même temps, les intentions de recrutement pour le premier trimestre 2024 n’étaient plus qu’uniquement de 10 % contre 14 % douze mois plus tôt.
Forum de recrutement. Jean-Francois FORT / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Forum de recrutement. Jean-Francois FORT / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Nul n’aura donc échappé à la détérioration du marché de l’emploi. Les recrutements de cadres marquent également le pas dans l’Hexagone. Les quelque 1 000 entreprises et 2 000 cadres interrogés au titre du baromètre trimestriel de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), ont fait état d’un dernier trimestre 2023 qui a vu les embauches de cadres drastiquement diminuer.

Une dynamique qui se voit moins sur l’année entière, durant laquelle les entreprises demeurent 21 % à avoir embauché un cadre, ce qui est uniquement un point de moins qu’en 2022. Cependant, là où durant les trois premiers mois de l’année, elles étaient encore 14 % à avoir procédé à un recrutement, elles ne sont plus que 10 % à l’avoir fait lors du dernier trimestre en date.

L’Apec met en avant la forte réduction des créations de postes pour expliquer ce phénomène ; là où 9 % des entreprises ont effectué une embauche pour cette raison au premier trimestre, uniquement 5 % d’entre elles l’ont fait d’octobre à décembre. Des envies plus timorées pour accroître ses équipes, qui s’accompagnent d’entreprises "moins optimistes concernant leur carnet de commandes qu’elles ne l’étaient il y a un an à la même période (-3 points) ".

 

Relâchement

 

Conséquence de cette moins grande appétence à recruter, les tensions sur le marché de l’emploi se sont quelque peu détendues. La détente des tensions de recrutement entamée à la moitié de l’année 2023 "devrait se poursuivre (-3 points par rapport au trimestre précédent) pour atteindre un niveau de tension anticipée significativement inférieur à celui enregistré il y a un an à la même période (-7 points) ", selon l’Apec. Pour ce qui concerne les tensions de recrutement constatées l’an passé, il est avancé qu’elles "ont diminué (-11 points par rapport à 2022)".

Les difficultés à embaucher des cadres en 2023 sont certes " restées très aiguës jusqu’à la fin de l’été", mais elles font fini par se dissiper quelque peu et ce tout particulièrement à compter d’octobre en raison d’une "concurrence entre employeurs [qui] a été moins vive". La baisse des créations de postes contribuant à cette dynamique naissante.

 

La main à la poche

 

Recruter en 2023 n’a cependant pas été indolore pour les entreprises hexagonales, 84 % des entreprises ayant embauché un cadre ont fini par assouplir leurs critères de recrutements pour y parvenir. Tout particulièrement en ayant eu recours à une proposition de rémunération à la hausse dans 51 % des cas.

La baisse des offres d’emploi cadres a participé à cette dynamique, puisqu’uniquement " 549 000 offres d’emploi cadre ont été publiées sur le site apec.fr, soit 12 % de moins qu’en 2022". Une tendance à tempérer, puisque l’Apec convient que l’année 2022 "a été celle de tous les records, avec des niveaux inédits d’offres d’emploi, de recrutements effectifs de cadres, mais aussi de tensions de recrutement". Il n’en reste pas moins que les offres sont devenues de moins en moins abondantes au fur et à mesure de l’année, le volume d’offres diminuant de 19 % au 4e trimestre 2023 par rapport à celui de l’année précédente.

 

Moins gourmand

 

L’appétence des cadres à changer d’emploi a quelque peu diminué en 2023, malgré le fait qu’ils soient près de 64 % d’entre eux à s’inquiéter pour leur pouvoir d’achat. Ils ne sont plus que 41 % à considérer que changer d’entreprise soit "un moyen d’augmenter significativement leur rémunération ". Ils étaient également uniquement 9 % à chercher activement un emploi, à date de décembre, soit 3 points de moins qu’un an plus tôt. Autant d’indicateurs qui font qu’ils ne sont actuellement que 34 % à désirer changer d’employeur lors des douze prochains mois, un niveau qui constitue un plus bas depuis 2020. Le marché de l’emploi des cadres pourrait en profiter pour se détendre un peu plus.

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