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Macro-économie / Taux / marché du travail / Cadres / Apec / difficultés de recrutement

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France : les difficultés de recrutement des cadres demeurent élevées / L’insuffisance de candidatures reste le premier frein

Si la part des entreprises qui témoignent de difficultés de recrutement de cadres a baissé de 4 points par rapport à 2022 (60%), elle reste 12 points au-dessus de son niveau pré-pandémique, selon l’Apec. Le faible nombre de candidatures reçues apparaît comme le plus grand problème devant le décalage entre les candidatures reçues et les profils recherchés, ou encore la concurrence d’autres employeurs sur les mêmes profils.
Catherine Vautrin, ministre du Travail - Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Catherine Vautrin, ministre du Travail - Amaury Cornu / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Au sein de l’économie française, le recrutement de cadres reste peu aisé. Ainsi, six entreprises sur dix jugent qu’une partie au moins de leurs recrutements de cadres ont été difficiles en 2023 (-4 points par rapport à 2022) alors qu’elles n’étaient qu’à peine une sur deux (48%) avant la crise pandémique en 2019, montre une étude de l’Association pour l'emploi des cadres (Apec).

C’est pour les plus grandes PME et les grandes entreprises que l’atténuation des difficultés de recrutement est la plus significative (-6 points et -8 points respectivement). Du point de vue sectoriel, l’industrie, dont les besoins en compétences cadres ont fortement crû en 2023 (+15 %), la part d’entreprises qui considèrent qu’une partie au moins de leurs recrutements de cadres ont été difficiles a progressé de 6 points par rapport à 2022 pour s’établir à 65 %.

En outre, la durée moyenne du dernier recrutement d’un cadre, qui était passée de 9 à 12 semaines entre 2020 et 2022, se stabilise dans tous les secteurs, à l’exception de l’industrie où celle-ci s’est encore allongée, passant de 12 semaines en 2022 à 15 semaines en 2023. "Là aussi, la durée moyenne du processus de recrutement d’un cadre reste à un niveau très élevé. En outre, en 2023, 18 % des PME et 20 % des grandes entreprises ont mis plus de 16 semaines pour faire aboutir le dernier recrutement de cadre", indique l’Apec.

A l'image des années précédentes, "l’insuffisance de candidatures est le principal écueil sur lequel les PME (79 %), comme les grandes entreprises (81 %), continuent de buter dans leurs recrutements de cadres", note l'étude. Viennent ensuite le décalage entre les candidatures reçues et les profils recherchés ainsi que la concurrence entre employeurs sur les mêmes profils. Les difficultés à trouver les compétences recherchées – qu’elles soient liées à l’identification des candidats et des candidates les possédant où au décalage entre les candidatures reçues et les profils souhaités – se sont intensifiées en 2023, notamment pour les PME et dans le secteur de l’industrie.

Tant et si bien que face à ces difficultés, "les entreprises continuent de consentir à des ajustements", rapporte l'Apec. D'abord, la rémunération proposée est souvent revue à la hausse, d'autre part les critères de sélection sur le profil des candidats sont assouplis. "Pour faire aboutir leurs recrutements de cadres, elles sont en effet nombreuses à avoir au moins une fois recruté un cadre moins expérimenté ou plus expérimenté que ce qui était recherché. Et, dans une moindre mesure, elles sont également nombreuses à avoir consenti à recruter un cadre n’ayant pas le type ou le niveau de diplôme recherché initialement", indique l'étude.

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