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France : la contraction de la demande de cadres se confirme / L’automne ne devrait pas être plus favorable
En France, les difficultés naissantes du marché de l’emploi se confirment. Au troisième trimestre, 123 200 offres d’emploi cadre ont été recensées, soit 13 % de moins qu’il y a un an, rapporte l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), qui s’appuie sur les informations issues de son site internet. “Cette baisse est comparable à celle observée au 2e trimestre 2023 (-14 %), confirmant le ralentissement de la dynamique des offres”, indique l’Apec, dans une étude.
Leur niveau est inférieur à celui du troisième trimestre 2021 (-4 %). Leur étiage demeure toutefois plus élevé qu’avant la pandémie de Covid-19 (+4 % par rapport au 3e trimestre 2019), précise l’association. En outre, “la volumétrie des offres recule pour la plupart des familles de métiers de cadres, y compris pour les plus recruteuses d’entre elles comme la fonction informatique (-23 % par rapport au 3e trimestre 2022) et la fonction commercial-marketing (-15 %)”.
Pour ce qui concerne les ressources humaines, le recul s’élève à 27 % et traduit le ralentissement global des besoins des entreprises en compétences cadres, souligne l’Apec. Les métiers de la santé et de l’action sociale font exception par leur dynamisme (+19 %), en lien avec les enjeux du vieillissement démographique et les innovations en santé digitale, analyse l’étude.
Un quatrième trimestre peu favorable
D’après l’enquête de l'Apec, le recul de la volumétrie des offres d’emploi pourrait se poursuivre cet automne. En effet, “8 % des entreprises interrogées en septembre ont l’intention de publier au moins une offre d’emploi cadre dans les trois mois à venir, soit 2 points de moins qu’au trimestre précédent et 3 points de moins qu’un an auparavant à la même période”.
De plus, “orientées à la baisse, les intentions de recrutement de cadres à trois mois corroborent cette perspective (10 % ; -2 points par rapport à juin 2023). Elles retrouvent leur plus bas niveau, déjà atteint en septembre 2020 et en juin 2022”. Dans le détail, la dynamique est tirée à la baisse par les TPE (5 % ; -3 points). "À ce stade, rien ne laisse présager que ce recul se poursuive", estime cependant l'Apec.
Concrètement, "après avoir nettement fléchi au 1er semestre 2023, les intentions d’embauche remontent légèrement dans les grandes structures (51 % ; +2 points par rapport à juin)", juge l'étude, qui avance que "les TPE et les PME pourraient leur emboîter le pas à court ou moyen terme".
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