WAN
menu
 
!
L'info stratégique
en temps réel
menu
recherche
recherche
Abonnez-vous
Abonnez-vous à notre newsletter quotidienne
France

Macro-économie / Taux / Apec / Cadres / pouvoir d'achat

Macro-économie / Taux
Apec / Cadres / pouvoir d'achat

Des cadres loin d’être rassurés par leur pouvoir d’achat / Leur rémunération s’est pourtant améliorée en 2024

Ils sont un peu moins des deux tiers, 60 %, à avoir bénéficié d’une augmentation salariale en 2024 et c’est à peu de chose près la même proportion qui considère que leur pouvoir d’achat a diminué depuis la pandémie. L’association pour l’emploi des cadres profite de son baromètre annuel dédié à la rémunération de ceux-ci, pour dévoiler que 64 % d’entre eux demeurent préoccupés par l’inflation et son impact sur l’évolution de leur pouvoir d’achat.
Bulletins de paie. Photo by SEBASTIEN LAPEYRERE / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
Bulletins de paie. Photo by SEBASTIEN LAPEYRERE / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Une augmentation en trompe-l’œil. Les cadres semblent décidément marqués durablement par l’inflation subie ces dernières années, la progression de leur rémunération pour une grande partie d’entre eux ne les empêche pas de craindre pour leur pouvoir d’achat. L’association pour l’emploi des cadres (Apec) livre des clés de lecture de ce phénomène, à l’occasion de son baromètre annuel consacré à la rémunération des cadres.

Un des faits saillants martelé s’avère en effet être que la rémunération annuelle brute médiane "a progressé moins vite que l’inflation" et ce entre 2019 et 2024. Une réalité à laquelle s’ajoute une perception des ménages en décalage avec la réalité ; un comportement relaté dans le rapport sur la situation et les perspectives économiques, sociales et financières de la nation produit en annexe au projet de loi de finances (PLF) pour 2025. Il y est en effet question de données suggérant que "l’inflation ressentie s’ajuste avec retard à la baisse l’inflation mesurée, peut-être le temps que se forment de nouvelles références de prix dans l’esprit des consommateurs ".

 

Augmentation à retardement

 

De quoi aider à mieux comprendre pourquoi alors même que 63 % de cadres déclarent être satisfaits de leur rémunération, cette crainte de l’inflation perdure. Le rapport annexe au PLF évoque en effet la possibilité que "le choc d’inflation ressentie serait prolongé par rapport à celui du choc d’inflation mesuré", entraînant des incidences sur la consommation puisque les craintes sur le pouvoir d’achat perdurent également.

L’avenir à 3-5 ans n’est également pas rempli uniquement de promesses, avec près de 56 % des cadres jugeant que les perspectives d’évolution de leur rémunération à cet horizon sont "peu avantageuses". Pourtant ils sont 68 % à être satisfaits de leur situation professionnelle actuelle.

 

La mobilité pour se différencier

 

Changer de poste ou d’entreprise se sera avéré payant en 2024, l’Apec argue en effet qu’au sein des cadres "ayant bénéficié d’une augmentation à la suite d’un changement de poste, l’augmentation individuelle a été plus fréquente en 2024 qu’en 2023 (70 % des cadres soit 6 points de plus)".

Peu importe la façon dont la mobilité a été opéré les salariés concernés y ont gagnés au change avec 66 % des cadres ayant changé d’entreprises, sans être au chômage pour autant, qui ont bénéficié d’une augmentation et 77 % de ceux qui ont bougé en interne s’en sont vu accordés. Là où l’immobilisme n’a entraîné une hausse que dans 57 % des cas.

Les entreprises se sont également montrées généreuses avec les jeunes cadres : 74 % de ceux de moins de 30 ans et 67 % de ceux compris entre 30 et 39 ans ont obtenu une revalorisation cette année.

 

Vous souhaitez réagir à cet article ou apporter une précision ?
Commentez cet article